06.11.2009

Une psy, des blogs, des blogs de psy !

Elle n'a pas mourru de la grippe A, je ne suis pas morte de peur après la rentrée.
Séance du vendredi soir qui te flingue toute private life et qui te fait une excuse pour éviter une chapka-vodka party parce que de toute façon en faisant du 6h30- 19h45, ben à part un survet et un lit, t'as pas d'envies.

Quand j'étais en 1ère et Term, je tenais un journal intime ou je consignais tout ce qu'il se passait en cours de SVT parce que j'adorais trop mon prof et qu'il n'y avait à peu près que ça dans ma vie. Et là, en fait, ben je commence à faire pareil avec la psy (la psy = psychologie, psychanalyse et ma psy ici !) ! Inquiétant. En même temps, je ne me force pas à raconter les séances, ça vient comme ça. Quand j'en ai envie, je le fais, sinon, ben tu peux te brosser martine !

Je lis des blogs de psy que je lui dis à la psy.
Ah ouais, ça existe des blogs de psy ???
Petite question innocente ! Genre elle ne le savait pas. Mais elle me prend pour une te-bé la bouffonne (ça c'est l'effet rentrée sur mon niveau de langage ...).
Ca fait 5 ans que ça dure cette histoire bloguesque. D'abord les blogs de profs et puis ceux de célibattantes. Et puis ceux de psy. Depuis les blogs sont devenus un moyen de rechercher l'empathie des autres. J'en ai sûrement manqué d'empathie. C'est d'ailleurs un mot que je refuse. Je ne sais pas l'écrire, je ne connais pas vraiment son sens. Il me paraît trop compliqué. Et aussi un moyen de vérifier ma normalité.
Mais qu'est-ce que je cherche avec les blogs de psy ? (hormis le blog de ma psy) Je ne m'identifie pas. Je crois que je cherche à voir l'autre côté de la relation. Ce qu'elle pourrait éprouver dans un contre-transfert.
Question où j'aurais bien abbatu un joker que je n'ai pas eu : et vous le voyez comment le contre transfert ?
Euh ... tu veux vraiment que je me mette toute nue là ...
Mica : Ben en fait, je m'imagine qu'il n'y en a pas de contre-transfert.
La psy : Vous pensez que je vous suis indifférente ????
Mica : je vous idéalise sûrement. J'imagine que dans un cas parfait il n'y a pas de contre-transfert. Donc j'imagine qu'il n'y en a pas. Sinon j'espère, en toute modestie, être votre patiente préférée et je ne cherche pas à attirer votre attention comme j'ai pu le faire à l'adolescence, mais je veux juste ne pas passer pour une frappée.
C'est ma grande angoisse ça : être aimée et ne pas être frappée. En fait je conçois toutes mes relations sur ce mode là.
Et ça va même plus loin. Je ne veux pas juste être aimée, je veux être la préférée. Peut-être pour ça que je suis une pro des relations amicales un peu exclusives quand même.

Ah oui, sinon. Quand j'étais ado, je fantasmais à mort sur mon prof de bio. Je m'imaginais qu'à 28 ans, je vivrais avec lui et qu'on aurait un appart commun. MC, il avait 28 ans, il était prof de bio. Il avait tout plein d'autres points communs avec ce prof. Je crois qu'en fait j'ai réalisé mon fantasme avec lui. Tu m'étonnes que j'ai douillé comme une gue-din ! Note pour la suite : ne jamais réaliser ses fantasmes. C'est comme le beurre : 30 min de plaisir et 30 ans (sur les hanches) dans tes mouchoirs.
Et maintenant que je n'ai plus de fantasme, je fais quoi moi ???

Une psychothérapie psychanalitique :)


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31.10.2009

Culpabilite aigüe

Stagnation : la culabilité est trop forte pour accepter l'idée cléf sur laquelle je travaille par rapport à mes parents.
Cette culpabilité est un véritable frein.
Je dois accepter l'idée que mes parents sont imparfaits. En réalité, ceci est même un peu plus subtile : accepter une idée qui est plus que de l'imperfection, c'est carrément un manquement. Mais la lecture du journal de ma mère me montre à quel point elle ne comprend pas ce que je lui reproche. Et c'est très difficile, très culpabilisant, voire même impossible de reprocher quelque chose à quelqu'un qui ne comprend pas ce qu'on lui reproche.
Et je continue ma démarche de Saint-Thomas. J'épluche mon journal pour chercher des preuves, des indices de ce manque d'amour. Je suis face à une réalité que je ne sais comment interpréter.
Et là, après plusieurs séances productives, je bloque. Mon corps aussi bloque. Fourmis dans les bras, impression que je vais tomber dans les pommes en me levant. Symptômes réels d'un mal-être psychologique.

Je poursuis ma lecture de mon journal d'ado. Je termine la 3ème.
C'est paradoxal : j'en ai le souvenir d'une période où j'étais mal, très mal. Ce n'est pas ce que j'exprime comme humeurs, mais c'est ce qui se dégage des faits rapportés. Je me suis quand même fait beaucoup de mal à cette période. Peut-être que j'entrerai dans les détails un de ces 4.

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Les psys, on les aime aussi pour ça :

La psy : et donc le transfert fait que vous me voyez comme un bourreau ...
Mica : c'est une question ou juste une remarque ?
La psy : comme vous voulez
Mica, chouia caustique : non, mais dès que je pose une question, la réponse c'est toujours "les 2" !!!!
Rires ...

J'ai mentionné un non départ en vacances pendant la séance. Je devais initialemnt rater ma séance de mardi. En fin de séance, au moment où elle prend son agenda et m'informe des horaires des prochaines séances, elle me fixe un RV pour  ...mardi. L'air de rien ... Ca m'a bien fait rire !

29.10.2009

Je drague dans les bas-fonds

Je drague en eaux troubles allongée sur un canapé, en début de soirée.

Séance de vendredi dernier :
J'ai assemblé petit à petit les très nombreuses pièces du puzzle. Pour arriver à la conclusion que peut-être je n'avais pas reçu tout l'amour de mes parents que j'aurai mérité ? attendu ? En sortant de la séance j'y crois quelques instants. Le fameux secret concernant mon histoire que je recherche serait-il en train de se dessiner, de sortir de la brume qui embrume mon esprit. Et puis j'écarte cette idée. Je l'écarte car la culpabilité qu'entraîne son acceptation est trop pesante. Je l'écarte car je n'arrive pas à y croire. J'ai l'impression d'être face à une mauvaise expérience mystique. Des faits sont là. Mais comment les interpréter ? J'oscille doucement lentement d'une solution à l'autre. Déstabilisante et vertigineuse impression que d'ignorer quelle est la vérité. Troublée.

Je profite des vacances pour faire une descente chez mes parents qui n'y sont pas. Récupérer mes journaux intimes. Et chercher celui de ma mère sur lequel je suis déjà tombée une fois et lire les passages qui m'intéressent.
Il n'est même pas caché. Il est sur mon bureau, puisqu'elle a récupéré ma chambre d'ado comme pièce personnelle.

Je lis.

79 : la liste des livres et des films qu'elle a lus et vus.
Janvier 80 : un article où elle raconte qu'elle ne sait pas combien de temps encore elle va supporter mon père, sa maniaquerie et ses obsessions culinaires notamment.
Fin août 80 : ça fait quelques semaines qu'elle a appris qu'elle était enceinte. Elle en parle avec un certain détachement.
Elle écrit pas mal pendant son congé avant l'accouchement. Les thèmes sont assez limités : le temps, l'évolution de la nature (nous sommes au printemps), les livres et les films, le tricot. Que du factuel. Que de factuel !
Un article sur le choix des prénoms. Il est écrit noir sur blanc : "M(mon père) ne veut pas de Micahuète (prénom qui finalement me sera attribué)". Ceci fait un drôle d'effet au vu du double sens à peine caché de cette phrase.
Un dernier article une semaine avant ma naissance. Elle a peur de subir une césarienne.
Un mois après ma naissance. Elle raconte sans mièvrerie ni niaiserie son ressenti. Le moment le plus émouvant fut sa découverte de ma personnalité. Je n'étais pas un petit morceau d'elle mais quelqu'un avec une vraie personnalité.
Les articles après ma naissance sont très rares. Ce qui ressort c'est que j'étais une marrante, mince, avec des grands yeux et indépendante.

Assez frappant de voir comme aujourd'hui ces caractéristiques me vont comme un gant.

Le journal reprend quand elle est à la retraite. Tous les faits et gestes des chats y sont décrits. Les miens aussi, mais ce sont juste des faits.
Il y a bien quelques lignes sur des sentiments. Sur 5 ans de couple avec mon ex-pacsé:
- l'annonce de notre PACS qui a sonné mes parents. Ma mère s'interroge pour savoir si ce sont des fiançailles laïques ou si c'est bidon.
- la rupture de ce dit couple quelques années plus tard : ils nous faisaient l'effet d'un "couple lisse".
- sur mes malheurs quantitativement importants du fait de mes 2 collègues chéris MC et MelleM : nous voudrions qu'elle soit heureuse en amour et en amitié aussi (elle a été trahie par son amie MelleM)".

Le nom de mon père n'apparaît quasiment jamais.

 

Séance de mardi dernier :
Je raconte tout ceci et tout ce contenu à la psy.
Je lui explique que quelques instants j'ai cru à la conclusion trouvée à la séance dernière, mais que finalement non.
Elle trouve ça étonnant qu'avec tous les éléments si précis que j'aligne, j'arrive à la conclusion que je me trompe et que tous ces ressentiments ne sont que l'effet de mon imagination.
Il semblerait que l'importance que j'accorde à la notion de bien et de mal me freine dans ma prise de conscience de la réalité.
Elle m'explique enfin qu'un traumatisme peut être dû à quelque chose qui s'est passé ou alors à quelque chose que l'on attend et qui n'est jamais venu. Je n'y avais jamais pensé à ça.
Ceci a fait un fort éccho en moi et c'est une idée que je mettrai du temps à intégrer. Et je crois qu'elle a particulièrement bien vu ce qu'il s'était passé. Enfin pas passé en l'occurrence.
Je dois faire aussi le deuil des réponses que je n'ai pas trouvées dans son journal. Je dois faire avec ce blanc, ce vide sur la période qui m'interroge tant, celle de la décision de ma conception.
Les idées commencent à s'éclaircir. Mais n'acceptant pas ce que j'entrevois, il va encore me falloir du temps.
Je sors pleine de fourmis, sûrement pas très loin d'aller rejoindre quelques pommes au ras des paquerettes.
Mon goût prononcé pour Jean-Luc Delarue pourrait s'expliquer parce qu'on y vit dans ces émotions (émissions !! je laisse trace de ce lapsus quand même) : on y pleure et on y rit.

 

Etape suivante l'analyse de ma propre prose :

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Juste for fun. Moi ça m'amuse, peut-être que vous aussi :

Parce que j'y pleure, mais j'y ris aussi ! Je vis en somme, comme elle dit la dame.

Mica : je pense sincèrement que je ne suis pas folle...
Silence.
Mica appaisée.
La psy : je confirme...
Mica : non mais en fait, j'en suis tellement persuadée que je n'attendais même pas de réponse. Mais je l'aurais cependant demandée, pour la forme :).

En sortant d'une séance :
La psy : vous avez coupé vos cheveux, c'est joli
Mica : j'ai coupé toute seule, je ne supporte pas les coiffeuses
La psy : mais vous êtes douée !!
Genre ça t'étonne, non mais !!!!!!!!!
Ca m'a mise de bonne humeur tout ceci ! Suis-je perméable aux émotions, que diable !

 

Inutile de préciser que je me suis arrêtée environ 34 fois pour écrire cette note. C'est un accouchement difficile cette affaire.

27.09.2009

... mais comment réussir son RV de psy

1- Ne mettez votre collier habituel que vous triturez pendant tous les RV de psy et qui insupporte grave la psy mais qui n'ose pas le dire, parce que bordel, c'est vous qui raquez un max (1€ la minute globalement).

2- Essayez de vous détendre sur la banquette. Ca marche presque.

3- Trouvez un sujet pas complètement épuisé, mais qui fait quand même partie de vos grands classiques : comment trouver une façon concrête d'agir, dans les situations de conflits en cours (MelleM notamment), sans être une autruche, ni déverser votre agressivité latente sur l'adversaire ?

4- Vous lancer dans un dialogue surréaliste :

Mica : je ne vois pas comment faire pour trouver un intermédiaire entre ces 2 pôles extrèmes...
Psy : ... (c'est sa réplique favorite. A ne pas confondre avec le humhum, ni le HUMHUM (+ convaincu que le humhum))
Mica : vous n'auriez pas une idée de solution intermédiaire ?
Long silence, elle a dû lâcher son sudoku diabolik
Psy : mais si vous parlez de solution intermédiaire, c'est que vous devez l'entrevoir
Rire sarcastique de Mica
Mica : mais c'est pas une réponse ça !!
Rire de la psy (satisfaction de Mica qui a réussi à la faire rire)
Psy : et bien c'est la mienne !!!

5- Remettre ceci. Les 2 protagonistes sont au taquet :

Mica : blabla mes problèmes ....je ne crois pas qu'agir comme ceci aurait l'effet esconté
Psy : alors à quoi bon !
Mica : donc on ne le fait pas
Psy : donc on souffre
Mica : donc on finit chez un psy !
Rires des 2 côtés

6- Jamais 2 sans 3 :

Mica : le problème, c'est que je n'appelle pas mes parents (double sens du mot appeler. Les 2 sens marchent ici !!!)
Psy : ah oui, ça complique les choses
Mica : du coup, quand je réussis enfin à en avoir un au téléphone, ben je ne peux pas lui demander de me passer l'autre ...ce qui ne facilite pas la communication.
Rire de la psy
Rattrappage pitoyable de la psy:
Psy : outre le côté comique de la chose ... blablabla

7- Se rendre compte que l'humour pourrait être un moyen de désamorcer les conflits. Que ce soit avec MelleM ou avec mes parents.

8- En remettre juste une petite couche, for fun :

Mica : si je demande si j'ai le droit de me relever parce que c'est fini, j'aurais une réponse ou pas ???
Psy : Oui, vous pouvez !

9- Prévoir les RV de la semaine prochaine :

Psy : on se voit à 19h mardi et vendredi.
Mica : .... c'est plus tôt le mardi d'habitude !!!
Psy mi morte de rire-mi confuse : il faudra que je travaille sur la répétition moi aussi !!!
NB : en effet, la semaine dernière, elle s'était déjà plantée en me fixant les RV !!!

10 - Se quitter :

Psy : c'est vraiment dommage que vos parents ne proffitent pas de votre humour :)
Mica : ... chique coupée.

Vous obtenez une Mica requinquée pour le WE, d'humeur très jouasse et qui se dit que finalement en ce moment, quand elle s'agace, c'est parce qu'elle n'aime pas ses actions, mais non pas comme avant quand elle ne s'aimait pas elle-même. Peut-être que c'est un peu un signe d'avancement ça, non ?

 

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22.09.2009

Sale gosse

Ca va pas fort chez la psy en ce moment.

Je suis dans un état d'angoisse croissant. Je me tortille dans tous les sens. Je ne sais pas quoi dire, plus d'idées. Je stresse, je gigote.

J'ai l'impression que je revis mon adolescence. Sauf que non seulement je ressens tout le mal-être de l'adolescence, mais en plus je ressens tout le mal-être causé par le ressenti du décalage entre l'adulte que j'essaye d'être et cette ado que j'étais.
Insoutenable cette souffrance. Comme dirait Jean-Claude Duce, mon adolescence, je ne la souhaiterais pas à mon (ma) pire ennemi.
Et je culpabilise par rapport à elle aussi. Parce que faut pas se voiler la face non plus, comme dans tout rapport humain, on essaye de se montrer sous son meilleur jour. Et je vous garantis que l'ado mal dans sa peau avec son agressivité d'adulte tartinée là-dessus n'est pas un cadeau. En même temps je la paye, sauf que là ... pour la 1ère fois, j'allais partir sans payer. Cet acte manqué !!! Ah ben ça, j'ai eu du mal à cacher que la séance ne semble pas m'avoir apporté grand-chose !!

Bref, je crois que je revis mon adolescence 15 ans après. Et ben demain, c'est promis, je serai gentille avec mes élèves, parce que BORDEL, mais on est bien quand c'est fini !! moi je vous le dit !

Peut-être que bientôt j'aurais les seins qui pousseront !

 

10.09.2009

Y'a du monde ...

pas au balcon, non. Enfin pas chez moi en tout cas.

En ce moment, je suis en période de gros lâchage avec la dame qui est derrière moi.
Hier, ce fut vraiment délicat. J'ai fini par avouer que quand je réfléchis, la plupart du temps, ça se passe, sous forme de dialogues entre moi-même et des personnes de mon entourage proche. C'est une forme de dialogue intérieur parait-il.
Et là, d'une délicatesse à toute épreuve, elle me demande si quand j'étais petite j'avais des amis imaginaires...
Donc, même si elle ne l'a pas formulé comme cela, en gros j'ai tout plein d'amis imaginaires...Putain, ça fout méchamment les boules. Je l'avais pas vu venir celle-là.

Parmi les grandes questions que je me pose, il y a celle-ci : savoir si je suis frappée ou pas. Et là, vraiment, j'avoue que je me sens complètement folle.

Toujours des constantes évoquées : comment grandir (enfin finir) ? comment sortir de cette relation enfantine où je me sens engluée avec mes parents ? comment faire pour que les relations s'arrêtent correctement ? pour que les choses finissent proprement et non pas de façon brutale ou désagréable comme je ne sais que trop bien le faire ? à quel âge on arrête d'avoir des amis imaginaires normalement ?

la thématique de la fin est très présente.

quelle transition pour terminer son article ...

juste une dernière chose pour vous montrer à quel point l'inconscient est puissant (enfin le mien :)) : en fin de séance, elle m'a demandé comment faire pour que cesse cette impression d'être considérée comme une enfant par mes parents. J'ai envisagé 2 solutions : leur dire ou avoir des actions ponctuelles pour que ça cesse. On a envisagé l'exemple d'une explication avec mes parents. Donc je lui ai raconté comment j'imaginais les choses...quel dialogue intérieur j'avais, avec mes parents, et qui m'amène à la conclusion suivante : au vu des réactions que j'imagine qu'ils auraient, ben je préfère ne pas prendre le risque de leur en parler.

Donc j'étais en plein en train de lui raconter un dialogue avec les personnages de mon imaginaire...

Ma tête est un peu comme le répertoir du fameux Mathieu qui est chez Bouygues et dont tous les contacts se rejoignent dans un pré et dansent ensemble !!

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01.09.2009

Du très très lourd

Séance prévue vendredi soir dernier à 19h.
Très stressée dans la journée qui précède.
Pendant les vacances, je m'étais bien dit qu'il faudrait que j'aborde ce sujet là avec elle. Que ça faisait des années que je me posais la question, plus ou moins régulièrement. Et puis à la 1ère séance au retour des vacances, j'ai totalement zappé. Enfin, mon petit rigolo d'inconscient avait zappé pour moi.
Et puis je me suis dit que si je fais ce travail, c'est dans un soucis d'honneteté toale aussi vis à vis de moi même. Alors il a fallu me poser ces questions difficiles. J'en avais déjà abordé certaines au cours des premières séances. Mais celle-là elle était vraiment dure à se poser.
Ce qui est si difficile quand on se pose une question, c'est pas tant de se la poser, c'est le risque de se confronter à la réponse.

Alors j'ai déballé mon sac. Notamment des questions sur une potentielle adoption, sur un frère ou une soeur cachée, et cette autre question que je ne formulerai pas ici.
Elle a été très bien la psy. Encore mieux que d'habitude je veux dire.
Déjà elle a voulu savoir si je trouvais qu'elle me donnait assez d'éléments de réponse sur mes questions existentielles. Globalement oui, que j'ai dit. Mais elle a senti que là il fallait qu'elle crache un peu plus. Alors elle m'a rassurée. Pour cette fameuse question existentielle elle a répondu par la réponse rassurante, sur laquelle j'ai basé une partie de ma vie. Elle a été dans mon sens.

Selon elle, le problème est de se poser ses questions, ce ne sont pas les questions en elles-mêmes.

Suis sortie vidée. Mais soulagée. Séance intense.

J'avais commencé la séance en disant : ça me fait mal d'être allongée. Et oui, me fit-elle remarquer, ça fait mal d'être allongée si c'est pour se confronter à ce genre de questions.

 

30.08.2009

Eclat de rire

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-c'est aujourd'hui votre 250e séance et j'ai le plaisir de vous offrir une cafetière expresso 2 tasses - 6,5 bars, avec dosette, garantie 6 mois

14.06.2009

Faites-moi de la place

Je suis sortie super vénèr d'une des séances de la semaine dernière. Dans une colère noire contre myself. Ai cherché l'origine de cette colère et pourquoi pendant une heure il a fallu que je me traite mentalement de "dernière des merdes".
Réponse partielle : j'étais en colère de ne pas avancer, de passer mon temps à ressasser. C'est pas facile de se confronter 2 fois par semaine à ses difficultés, sans échappatoire possible.
Du coup, je me suis pris la tête...Ai cherché ce putain de dénominateur commun à tous mes problèmes. Et là, petit à petit, une idée nouvelle a émergé. Non pas que j'ai soudainement été frappée par la foudre divine ou illuminatrice. Juste que les pièces du puzzle s'assemblent un peu.

En fait, je n'ai pas eu la place attribuée d'emblée à un bébé qui arrive. Pas de place. Donc, quand on n'a pas de place, on ne prend pas de place. Je ne prends pas de place. Je suis une pocket-girl. Quand MelleM (la grosse salope. Ca soulage. C'est mon personnal-Gilles de la Tourette-syndrom qui revient plusieurs fois par jour. La grosse salope) m'a piqué ma place, a cherché à m'évincer de la petite place que je commençais à me créer, je l'ai très très mal vécu. Grosse crise.

Bilan : j'ai du mal à trouver ma place. Ca ne va pas d'emblée que cette place me soit attribuée quand ljarrive quelque part. Il me faut me la créer. Le constat est fait. A moi de trouver comment avancer maintenant.

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02.06.2009

T'as mangé du clown ce matin ??

Aujourd'hui chez la psy, Micahuète elle a dit que ses parents ne la voyaient pas comme elle était au vrai fond de elle.
Alors la psy elle a demandé à Micahuète de se décrire comme ses parents ils la voyaient.
Les parents ils la voient comme a-ç : qui mange pas beaucoup, qui travaille beaucoup .... et qui n'est pas très drôle.
Et là, la psy, elle a ajouté de bon coeur : "ils ne vous connaissent vraiment pas".

Et Micahuète, avec toutes les casseroles qu'elles trimballent et qui s'entrechoquent, ben ça lui a fait chaud au coeur que la psy elle pense un truc comme ça. Parce que oui, je me trouve drôle, très drôle. Remarquez, vu que je passe la majeure partie de mon temps en ma propre compagnie, il vaut mieux !

Aline Micahuète Delon ... (qui va arrêter de parler à la 3ème personne).

 

Bonne rigolade aujourd'hui : la vache folle avec une classe. Y'en a une qui me demande "Et ça peut passer aux poules, Madame ????".
"Oui, ma petite, ça fait des poules folles".
La pauvre gamine m'avait sorti que le lait était un aliment végétal.
Parfois on se mord l'intérieur des joues !!!

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