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24.06.2008
Rupture....
Ca devait arriver, je le sentais venir tout en voulant l'ignorer. On m'avait prévenue, je voulais y croire. Il est passé hier soir après 5 jours sans autres nouvelles que quelques sms glaciaux. Je le savais. J'avais récupéré mes copies dans la journée et j'avais avancé comme une taré hier. A croire que je savais que qqch m'empêcherait d'être au maximum de mon efficacité par la suite... Il est arrivé, avec une tête de chien battu. Il m'a prise dans ses bras, je me suis dégagée. Discussion d'une quarantaine de minutes. Après notre reprise de relation (début mars), il voulait nous donner une dernière chance et voir si ses sentiments pouvaient se développer. Ce n'est pas le cas. Son comportement de gougeât le WE dernier (je ne le lui fait pas dire) lui a fait prendre conscience que s'il se comportait comme cela c'est qu'il n'éprouvait aucun sentiment amoureux. De l'amitié, très forte, but not more. Voilà, tout est dit. Au bout de 40 min, je l'ai foutu dehors, marre de l'entendre ressasser la même histoire. J'ai compris, lui était dans une optique d'essai pour avoir des sentiments, moi j'avais les sentiments et j'étais dans une optique d'essayer que ça marche en ayant des sentiments.
J'ai pleuré, pleuré, je pleure. Hier soir j'ai cru que j'allais me tuer pour arrêter cette souffrance tellement intense. Souffrance à la fois morale et physique (envie de vomir, malaise naissant).
J'ai pas envie de vivre la suite, pas envie. Pas envie de corriger mes putains de copies de bac alors que mes yeux sont en permanence inondés, pas envie de passer des vacances loin de lui à imaginer en permanence ce qu'il fait, avec qui et ou; pas envie de revenir bosser dans le même labo que lui à la rentrée; pas envie de construire une autre vie seule ; pas envie de rencontrer qqn d'autre. Pas envie de vivre. Je ne vois que la souffrance à l'horizon qui s'offre à moi.
Faire le deuil : d'une relation intense et réciproque que je voulais avoir avec lui; faire le deuil d'une vie en province; de vacances avec son entourage de province que je connaissais déjà; faire le deuil de ma vie avec lui. J'en crève de douleur. Y'a pas de mot.
Ne pas tomber dans la facilité : le revoir, le laisser être gentil et me laisser imaginer qu’il n’y a pas que de l’amitié.
Ne pas s’engouffrer dans la brêche de l’attente. Toutes ses histoires suivent désespérément le même chemin : elle est fragile, s’accroche, lui non. Elle souffre à en crever. Lui n’a que la légère souffrance de ne pas avoir fait de bien à quelqu’un. Il serait facile de me dire qu’il n’est pas capable d’aimer, et que quand son pbm sera résolu (grâce à moi en partie) et qu’il pourra enfin être amoureux, ça sera de moi bien sûr.
Je ne veux plus le voir, je ne veux surtout pas le voir avec une autre. Je pleure, tout le temps, et sans raison, j’ai mal. C’est inexplicable, juste compréhensible par ceux qui sont déjà passés par là.
Réaction de survie : le foutre dehors hier et téléphoner aux copines…qui ont su être là et qui seront là pour un moment, parce que c’est que le début des emmerdes.
20:05 Publié dans Ca a une vie sentimentale une prof | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles, amour
















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