06.11.2009

Une psy, des blogs, des blogs de psy !

Elle n'a pas mourrut de la grippe A, je ne suis pas morte de peur après la rentrée.
Séance du vendredi soir qui te flingue toute private life et qui te fait une excuse pour éviter une chapka-vodka party parce que de toute façon en faisant du 6h30- 19h45, ben à part un survet et un lit, t'as pas d'envies.

Quand j'étais en 1ère et Term, je tenais un journal intime ou je consignais tout ce qu'il se passait en cours de SVT parce que j'adorais trop mon prof et qu'il n'y avait à peu près que ça dans ma vie. Et là, en fait, ben je commence à faire pareil avec la psy (la psy = psychologie, psychanalyse et ma psy ici !) ! Inquiétant. En même temps, je ne me force pas à raconter les séances, ça vient comme ça. Quand j'en ai envie, je le fais, sinon, ben tu peux te brosser martine !

Je lis des blogs de psy que je lui dis à la psy.
Ah ouais, ça existe des blogs de psy ???
Genre. Petite question innocente ! Genre elle ne le savait pas. Mais elle me prend pour une te-bé la bouffonne (ça c'est l'effet rentrée sur mon niveau de langage ...).
Ca fait 5 ans que ça dure cette histoire blogesque. D'abord les blogs de profs et puis ceux de célibattantes. Et puis ceux de psy. Depuis les blogs sont devenus un moyen de rechercher l'empathie des autres. J'en ai sûrement manqué d'empathie. C'est d'ailleurs un mot que je refuse. Je ne sais pas l'écrire, je ne connais pas vraiment son sens. Il me paraît trop compliqué. Et aussi un moyen de vérifier ma normalité.
MAis qu'est-ce que je cherche avec les blogs de psy ? (hormis le blog de ma psy) Je ne m'identifie pas. Je crois que je cherche à voir l'autre côté de la relation. Ce qu'elle pourrait éprouver dans un contre-transfert.
Question où j'aurais bien abbatu un joker que je n'ai pas eu : et vous le voyez comment le contre transfert ?
Euh ... tu veux vraiment que je me mette toute nue là ...
Mica : Ben en fait, je m'imagine qu'il n'y en a pas de contre-transfert.
La psy : Vous pensez que je vous suis indifférente ????
Mica : je vous idéalise sûrement. J'imagine que dans un cas parfait il n'y a pas de contre-transfert. Donc j'imagine qu'il n'y en a pas. Sinon j'espère, en toute modestie, être votre patiente préférée et je ne cherche pas à attirer votre attention comme j'ai pu le faire à l'adolescence, mais je veux juste pas passer pour une frappée.
C'est ma grande angoisse ça : être aimée et ne pas être frappée. En fait je conçois toutes mes relations sur ce mode là.
Et ça va même plus loin. Je ne veux pas jsute être aimée, je veux être la préférée. Peut-être pour ça que je suis une pro des relations amicales un peu exclusives quand même.

Ah oui, sinon. Quand j'étais ado, je fantasmais à mort sur mon prof de bio. Je m'imaginais qu'à 28 ans, je vivrais avec lui et qu'on aurais un appart commun. MC, il avait 28 ans, il était prof de bio. Il avait tout plein d'autres points communs avec ce prof. Je crois qu'en fait j'ai réalisé mon fantasme avec lui. Tu m'étonnes que j'ai douillée comme une gue-din ! Note pour la suite : ne jamais réaliser ses fantasmes. C'est comme le beurre : 30 min de plaisir et 30 ans (sur les hanches) dans tes mouchoirs.
Et maintenant que je n'ai plus de fantasmes, je fais quoi moi ???

Une psychothérapie psychanalitique :)

cinderella wedding sofa.jpg

04.11.2009

Blues de pré-rentrée

Je crois que je l'ai :

bourdon.1204704284.jpg

 

Grave. Mais alors grave de chez grave.

Virgibri, version spéciale pour toi :

bourdon bébé.jpg
Bonne rentrée quand même à tous.

N'a peur, n'a marre

Journée avec une liste bien détaillée. A chaque activité temrinée, le droit jouissif de stabiloter la ligne.
Sont déjà cribouillés de stabilo :
- loyer
- aller chercher chéquier
- courses (hier)
- finir de corriger les DST TS
- interro TS à corriger
- footing
- prendre RV avec la mère d'une bouffonne qui m'a déjà posé 2 lapins et qui m'a raccroché au nez ce matin
- impôts à payer

Restent à faire :
- corriger une interro 2nde (ce qui présuppose de finir le corrigé et de le printer en 25 exemplaires at home. Fortunately, 4 exemplaires rentrent sur une page)
- régler mes histoires d'heures supp et faire le lien entre celles déclarées, validées par l'administration et mes fiches de paye.

Ça me saoûle particulièrement. Surtout aller faire la comptable et régler les heures supp. C'est le genre de merde qu'on met à peu près 6 mois à faire.

J'ai peur aussi.
Peur de retrouver mes casseroles. Mes 2 casseroles.
Peur de retrouver mes encombrants. Mes 2 encombrants.
Ces 2 casseroles encombrantes que je traîne au lycée.
J'étais tellement appaisée de ne pas les avoir vues pendant 10 jours.
Pas vraiment de satisfaction de retourner bosser. Pas cette petite excitation cachée derrière la peur.
Juste la peur qui prend toute la place dans mon dedans.

Pour courronner le tout, hier, alors que je faisais la queue à carrouf (l'activité palpitante qui ramène le plus subtile des cerveaux à une réalité bien terre à terre), et que je venais de finir la lecture du pauvre journal de caisse. Oui, je fais comme mes élèves, je fais des phrases si longues que tu t'aperçois pas que tu la finis pas, mais ça fait genre.
Donc dans la queue, j'écoute mes messages. Y'a que là que je capte, je rappelle à mon distingué lectorat que je vis dans un bunker. Un appel lundi à 18h25. J'étais chez moi, et si vous avez suivi, vous comprenez que je n'ai pas décroché :

"Melle Micahuète, c'est la psy, je suis malade, je ne pourrais assurer la consultation mardi. On se revoit blabla ... Merci beaucoup. Au revoir ". Le tout avec une voix digne de Dark Vador dans son dernier râle pour bien montrer qu'elle ne fait pas genre, qu'elle agonise vraiment.

Du coup, moi je suis psychorigide et j'avais prévu psy dans mon planning et je ne supporte pas qu'on modifie mon planning, ça me stresse. Et comme je suis dans une période où j'ai peur, ben SI JE SUIS STRESSEE ET EN PLUS QUE J'AI PEUR, C'EST LA PAAAAAAANIQUE A BORD !!!

Donc, j'ai passé beaucoup de temps à lire des blogs de psy et à cogiter. Je ne pousserai pas la prétention jusqu'à dire que j'ai fait ma séance moi-même, mais en toute modestie, je dirai juste : j'ai axé mon dialogue intérieur sur l'avancement de ma psychanalyse ...

 

Et parce que je ne suis pas qu'une femme accomplie extrèmement intelligente, mais que j'ai aussi un corps de rêve, voici pour vous : (par contre, ben je ne sais ni nettoyer mon miroir ni prendre des photos !)

Photo 045.jpg

Les 2 objets tant convoités remplissent bien leur mission !

Comme quoi, avec LaRedoute, t'as plus de doute et tu te shootes à l'écoute du coûte que coûte sans déroute ma louloute !

02.11.2009

Il était un joli sac ...

... pirouette, micahuète !

Qui dit fille dit ...
... fringues : j'ai !
... shoes : je commence à avoir !
... sacs : je suis en manque total !

En efft : un rose top classe qui déchire sa race pour l'été. Un cadeau des cops qui ont trop bon goût. Et pour l'hiver : un violet trop beau, mais tellement 2006 (année où je me le suis acheté pour la Noël !). Après quelques flâneries, le besoin se fait vraiment ressentir. En plus, le violet vieux, il est trop petit. Ma trousse à maquillage n'y rendre pas. Do you realise ??

Premiers échecs : 2 fois, j'en ai vus des trop bien chez Etam, mais 3 jours après, au moment de l'acheter : nada ! Ils ont un turn-over de ouf qui n'a qu'un seul but : te sucer jusqu'à la möelle !

Je continue à prospecter. Le problème, quand tu commences à chercher et que tu compares des sacs en cuir et d'autres en faux cuir ... ben tu deviens snob en à peu près 12 secondes : le faux cuir, ça pue, c'est moche et tu n'as pas envie de caresser ton sac amoureusement (j'avais prévenu, ça rend snob).

Farfouillage à la Redoute. J'en trouve un pas mal ... mais pas parfait ...

sac gris.jpg

Journée shopping avec celle qui s'autoproclame queen of shopping. Quête du saint-graal : le sac gris, en cuir, pas cher, et mieux que celui de la Redoute. J'en ai palpé du cuir, souspesé du simili, tâté de la pleine fleur, caressé du plastoc. Mais rien n'y faisait. Pourtant mon acolyte s'est démenée : les Halles, rue de Rivoli et THE Etam, le BHV.

J'avoue, au BHV, y'aurait eu moyen de s'entendre sur un petit Lancaster mignon à souhait, un peu carré, mais pas trop, un joli cuir pas lisse. Bon, il coûtait une petite broutille : 159 € !

Virgibri abat sa dernière carte : une petite maroquinerie de derrière les fagots. Non. Même pas. Pourtant, y'en a des choupinous, violet clair. Retenez bien ça pour la suite de votre vie : le violet clair supporte très bien le faux cuir.

Moralité : c'est en voyant les nazitudes que j'ai eu toutes la journée sous les yeux que je me suis aperçue que mon coeur était déjà pris par mon sac Soft Grey redouté !
Le parallèle avec la gente masculine est facile à faire ...

Moi je dis ça, je dis rien !

 

Sinon, j'ai eu à peu près la même histoire en parallèle avec le PGN : parfait gilet noir. Je le voulais noir, pas en coton (histoire qu'il soit un peu chaud), pas cher (ben ouais, sans déc, ch'uis pas crésus), long, et discret : il doit se mettre au service des magnifiques petites robettes qu'il viendra réchauffer tout l'hiver (la modasse dit toujours que certains de ses habits en réchauffent d'autres ...).

Ben RIEN. Le moins pire fut cet improbable sac avec 2 trous qui ne ressemblait à rien, mais qu iune fois porté faisait son petit effet. C'est le genre de fringues que ta co-shoppeuse te tend en te disant "essaye" (histoire que je me paye ta tête).

Finalement, rayon enfant, à la Redoute, je crois que j'ai trouvé mon bonheur.

Je vous montre le sac porté avec uniquement un gilet et des bottes en prime dès que j'ai reçu tout ça...

Teasing teasing ...

 

01.11.2009

Données statistiques

Quand tu es venu ici, en octobre, tu as tappé ceci, petit cochon :

micahuete 23.08%
pouff 15.38%
a poil 7.69%
bronzage2.jpg -photobucket 7.69%
eduknat 7.69%
eh môdame blog 7.69%
fraise gwada est il fermé 7.69%
sa vie privée et son métier 7.69%
salope dépucellée 7.69%
une pouff 7.69%.

Edifiant. Mon lectorat est la fine fleur de la toile !!

 

Quand tu es venu ici, en octobre, tu venais de là (je préserve ton intimité, je ne mets pas les villes !)

pays visites %
drapeau FranceIle-de-France France 103
bar_middle26.8
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drapeau FranceProvence-Alpes-Cote d'Azur France 69
bar_middle17.9
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drapeau FranceBourgogne France 31
bar_middle8.1
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drapeau FrancePicardie France 26
bar_middle6.8
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drapeau Francen/a France 20
bar_middle5.2
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drapeau FranceCentre France 15
bar_middle3.9
bar_middle bar_top
drapeau FranceBretagne France 14
bar_middle3.6
bar_middle bar_top
drapeau FranceRhone-Alpes France 14
bar_middle3.6
bar_middle bar_top
drapeau FranceLanguedoc-Roussillon France 12
bar_middle3.1
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drapeau FranceLorraine France 12
bar_middle3.1
bar_middle bar_top
drapeau FrancePays de la Loire France 10
bar_middle2.6
bar_middle bar_top
drapeau FranceChampagne-Ardenne France 9
bar_middle2.3
bar_middle bar_top
drapeau FranceAlsace France 6
bar_middle1.6
bar_middle bar_top
drapeau Royaume Unin/a Royaume Uni 6
bar_middle1.6
bar_middle bar_top
drapeau Etats UnisNew York Etats Unis 6
bar_middle1.6
bar_middle bar_top
drapeau FranceAquitaine France 5
bar_middle1.3
bar_middle bar_top
drapeau FranceNord-Pas-de-Calais France 5
bar_middle1.3
bar_middle bar_top
drapeau FranceFranche-Comte France 3
bar_middle0.8
bar_middle bar_top
drapeau FranceMidi-Pyrenees France 3
bar_middle0.8
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drapeau FranceHaute-Normandie France 2
bar_middle0.5
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J'aime bien savoir que vous êtes là. Je prends la liberté de croire que certains me trouvent sympathique ...

et belle et talentueuse et intelligente aussi !

 

31.10.2009

Culpabilite aigüe

Stagnation : la culabilité est trop forte pour accepter l'idée cléf sur laquelle je travaille par rapport à mes parents.
Cette culpabilité est un véritable frein.
Je dois accepter l'idée que mes parents sont imparfaits. En réalité, ceci est même un peu plus subtile : accepter une idée qui est plus que de l'imperfection, c'est carrément un manquement. Mais la lecture du journal de ma mère me montre à quel point elle ne comprend pas ce que je lui reproche. Et c'est très difficile, très culpabilisant, voire même impossible de reprocher quelque chose à quelqu'un qui ne comprend pas ce qu'on lui reproche.
Et je continue ma démarche de Saint-Thomas. J'épluche mon journal pour chercher des preuves, des indices de ce manque d'amour. Je suis face à une réalité que je ne sais comment interpréter.
Et là, après plusieurs séances productives, je bloque. Mon corps aussi bloque. Fourmis dans les bras, impression que je vais tomber dans les pommes en me levant. Symptômes réels d'un mal-être psychologique.

Je poursuis ma lecture de mon journal d'ado. Je termine la 3ème.
C'est paradoxal : j'en ai le souvenir d'une période où j'étais mal, très mal. Ce n'est pas ce que j'exprime comme humeurs, mais c'est ce qui se dégage des faits rapportés. Je me suis quand même fait beaucoup de mal à cette période. Peut-être que j'entrerai dans les détails un de ces 4.

dfil_fourmis_2.1204668146.jpg

Les psys, on les aime aussi pour ça :

La psy : et donc le transfert fait que vous me voyez comme un bourreau ...
Mica : c'est une question ou juste une remarque ?
La psy : comme vous voulez
Mica, chouia caustique : non, mais dès que je pose une question, la réponse c'est toujours "les 2" !!!!
Rires ...

J'ai mentionné un non départ en vacances pendant la séance. Je devais initialemnt rater ma séance de mardi. En fin de séance, au moment où elle prend son agenda et m'informe des horaires des prochaines séances, elle me fixe un RV pour  ...mardi. L'air de rien ... Ca m'a bien fait rire !

30.10.2009

Mimounette est stone

Mimounette c'est l'amour de ma vie.
J'ai très peur de la perdre.
Je suis très attentive à sa petite santé.
Et depuis quelques mois, elle avait un grain de beauté qui avait un peu grossi. Et puis en le touchant, c'est comme s'il s'était séparé en 2.
J'ai trouvé que ça puait cette affaire. Mon chat sous le bras, me voilà partie un matin avec une Mimounette à jeûn chez le véto.
Le gars il ne s'inquiète pas plus de cette grosseur. En gros il me prend pour une flippée de la vie. Lui attendrait que ça grossisse, et puis on verra bien. Il me vend ses vaccins comme un VRP. Pas convaincue par les vaccins, par contre je lui explique que je serais vraiment rassurée s'il l'opérait plutôt que je sois là à sans cesse guetter si ça évolue ou pas.
Je laisse donc ma Mimounette crevant la dalle et ne se doutant pas du sale coup que je viens de lui faire.

J'ai pas mal gambergé toute la journée. Non seulement parce que je suis de nature inquiète, certes, mais aussi parce que opérer un chat en bonne santé, ce n'était peut-être pas nécessaire. Alors si elle y reste, quelle responsabilité.

Le soir, récupération de mon petit Mounon. Elle est toute sonnée. Stone comme dit le véto.
Mais ce bouffon m'explique qu'en fait ce qu'il a retiré avait quand même une certaine taille et une couleur foncée ... de mélanome. Donc on ne saura pas si c'était cancéreux ou pas, mais il m'a fait bien peur. A priori pas de métastases, mais ce n'est pas exclus ... les poumons ne sont pas loin. En tout cas, je ne regrette pas ma décision d'avoir un peu forcé l'opération. Mais j'ai encore peur pour la suite ...

Ma Mimounette elle se traîne dans tout l'appart en ayant l'air d'être toute bourrée. Elle a un gros pansement qui la ceinture et elle sera moche un moment avant que ça repousse. Elle a eu droit à du pâté (parce que bon, il fallait le garder pour une bonne occas, et là, c'en était une !!). Elle est toute froide et se colle contre une bouillotte enveloppée dans un plaid. Une vraie loque. Elle s'est vautrée 4 fois en essayant de sauter sur des meubles. Et comme l'espoir fait vivre, elle contemple la fenêtre en espérant sortir ! Sans déc !

Photo 034.jpg

29.10.2009

Je drague dans les bas-fonds

Je drague en eaux troubles allongée sur un canapé, en début de soirée.

Séance de vendredi dernier :
J'ai assemblé petit à petit les très nombreuses pièces du puzzle. Pour arriver à la conclusion que peut-être je n'avais pas reçu tout l'amour de mes parents que j'aurai mérité ? attendu ? En sortant de la séance j'y crois quelques instants. Le fameux secret concernant mon histoire que je recherche serait-il en train de se dessiner, de sortir de la brume qui embrume mon esprit. Et puis j'écarte cette idée. Je l'écarte car la culpabilité qu'entraîne son acceptation est trop pesante. Je l'écarte car je n'arrive pas à y croire. J'ai l'impression d'être face à une mauvaise expérience mystique. Des faits sont là. Mais comment les interpréter ? J'oscille doucement lentement d'une solution à l'autre. Déstabilisante et vertigineuse impression que d'ignorer quelle est la vérité. Troublée.

Je profite des vacances pour faire une descente chez mes parents qui n'y sont pas. Récupérer mes journaux intimes. Et chercher celui de ma mère sur lequel je suis déjà tombée une fois et lire les passages qui m'intéressent.
Il n'est même pas caché. Il est sur mon bureau, puisqu'elle a récupéré ma chambre d'ado comme pièce personnelle.

Je lis.

79 : la liste des livres et des films qu'elle a lus et vus.
Janvier 80 : un article où elle raconte qu'elle ne sait pas combien de temps encore elle va supporter mon père, sa maniaquerie et ses obsessions culinaires notamment.
Fin août 80 : ça fait quelques semaines qu'elle a appris qu'elle était enceinte. Elle en parle avec un certain détachement.
Elle écrit pas mal pendant son congé avant l'accouchement. Les thèmes sont assez limités : le temps, l'évolution de la nature (nous sommes au printemps), les livres et les films, le tricot. Que du factuel. Que de factuel !
Un article sur le choix des prénoms. Il est écrit noir sur blanc : "M(mon père) ne veut pas de Micahuète (prénom qui finalement me sera attribué)". Ceci fait un drôle d'effet au vu du double sens à peine caché de cette phrase.
Un dernier article une semaine avant ma naissance. Elle a peur de subir une césarienne.
Un mois après ma naissance. Elle raconte sans mièvrerie ni niaiserie son ressenti. Le moment le plus émouvant fut sa découverte de ma personnalité. Je n'étais pas un petit morceau d'elle mais quelqu'un avec une vraie personnalité.
Les articles après ma naissance sont très rares. Ce qui ressort c'est que j'étais une marrante, mince, avec des grands yeux et indépendante.

Assez frappant de voir comme aujourd'hui ces caractéristiques me vont comme un gant.

Le journal reprend quand elle est à la retraite. Tous les faits et gestes des chats y sont décrits. Les miens aussi, mais ce sont juste des faits.
Il y a bien quelques lignes sur des sentiments. Sur 5 ans de couple avec mon ex-pacsé:
- l'annonce de notre PACS qui a sonné mes parents. Ma mère s'interroge pour savoir si ce sont des fiançailles laïques ou si c'est bidon.
- la rupture de ce dit couple quelques années plus tard : ils nous faisaient l'effet d'un "couple lisse".
- sur mes malheurs quantitativement importants du fait de mes 2 collègues chéris MC et MelleM : nous voudrions qu'elle soit heureuse en amour et en amitié aussi (elle a été trahie par son amie MelleM)".

Le nom de mon père n'apparaît quasiment jamais.

 

Séance de mardi dernier :
Je raconte tout ceci et tout ce contenu à la psy.
Je lui explique que quelques instants j'ai cru à la conclusion trouvée à la séance dernière, mais que finalement non.
Elle trouve ça étonnant qu'avec tous les éléments si précis que j'aligne, j'arrive à la conclusion que je me trompe et que tous ces ressentiments ne sont que l'effet de mon imagination.
Il semblerait que l'importance que j'accorde à la notion de bien et de mal me freine dans ma prise de conscience de la réalité.
Elle m'explique enfin qu'un traumatisme peut être dû à quelque chose qui s'est passé ou alors à quelque chose que l'on attend et qui n'est jamais venu. Je n'y avais jamais pensé à ça.
Ceci a fait un fort éccho en moi et c'est une idée que je mettrai du temps à intégrer. Et je crois qu'elle a particulièrement bien vu ce qu'il s'était passé. Enfin pas passé en l'occurrence.
Je dois faire aussi le deuil des réponses que je n'ai pas trouvées dans son journal. Je dois faire avec ce blanc, ce vide sur la période qui m'interroge tant, celle de la décision de ma conception.
Les idées commencent à s'éclaircir. Mais n'acceptant pas ce que j'entrevois, il va encore me falloir du temps.
Je sors pleine de fourmis, sûrement pas très loin d'aller rejoindre quelques pommes au ras des paquerettes.
Mon goût prononcé pour Jean-Luc Delarue pourrait s'expliquer parce qu'on y vit dans ces émotions (émissions !! je laisse trace de ce lapsus quand même) : on y pleure et on y rit.

 

Etape suivante l'analyse de ma propre prose :

Photo 040.jpg

 

 

Juste for fun. Moi ça m'amuse, peut-être que vous aussi :

Parce que j'y pleure, mais j'y ris aussi ! Je vis en somme, comme elle dit la dame.

Mica : je pense sincèrement que je ne suis pas folle...
Silence.
Mica appaisée.
La psy : je confirme...
Mica : non mais en fait, j'en suis tellement persuadée que je n'attendais même pas de réponse. Mais je l'aurais cependant demandée, pour la forme :).

En sortant d'une séance :
La psy : vous avez coupé vos cheveux, c'est joli
Mica : j'ai coupé toute seule, je ne supporte pas les coiffeuses
La psy : mais vous êtes douée !!
Genre ça t'étonne, non mais !!!!!!!!!
Ca m'a mise de bonne humeur tout ceci ! Suis-je perméable aux émotions, que diable !

 

Inutile de préciser que je me suis arrêtée environ 34 fois pour écrire cette note. C'est un accouchement difficile cette affaire.

28.10.2009

Le fléau des VC

Voiture encore pleine de sable corse. Impératif de mettre un peu d'ordre là-dedans.
Je descends dans le parking de ma résidence à la recherche d'une prise pour pouvoir brancher mon aspiro et amener ma voiture à côté. Précision : il y a un parking sous-terrain dans ma résidence mais dont je ne profite pas parce que je n'ai pas de box (séquence Cosette).
Prise trouvée dans le local à poubelles. Nettoyage quasi terminé. Je me trouve tel un bébé marcassin au milieu d'une route montagneuse corse à 4 heures du mat' éclairée par des phares. Déplacement de ma voiture. Et là je souris à une vieille qui ne me répond pas ...
Une vitre électrique se baisse : "c'est interdit ce que vous faites, vous faites payer l'électricité à tout le monde".
MAIS VIEILLE CONNE DE QUOI JE ME MELE. VA DONC ACHETER TES BAS DE CONTENSION CHEZ DAMARD PLUTOT QUE DE T'OCCUPER DE MA VIE.
Donc voilà c'est le retour de la vieille conne (VC) qui n'a rien d 'autre à faire de sa journée que de te faire chier. Le matin elle se lève et se demande qui elle va bien pouvoir dénoncer dans la résidence. Elle se fait un revival Vichy. Froid dans le dos.

Juste pour info : Calcul pour voir combien j'ai volé à cette grosse conne :
Un aspirateur le plus puissant possible consomme en 30 minutes 0,1 €.
Sachant que nous sommes à peu près 25 au minimum dans la résidence. J'approximationne : je compte qu'on partage en 25 sans considérer les tantièmes.
J'ai donc volé (oui, je suis lucide) : 0,1/25 = 0,004 € = 0,4 centimes .

Mais que je suis bête : j'aurais dû lui voler bien plus !!!!!

Franchement, je trouve cet esprit détestable.

Comme ce n'est pas la première fois qu'elle essaye de communiquer avec moi, elle m'avait interpelé alors que je mettais mon ligne sur ma terrasse (j'habite au RDC, ma terrasse est à 1/2 enterrée et y'a des arbustes qui cachent tout). Je te l'avais ramassé ela vieille : "ça fait 1 an que la VMC ne marche pas chez moi, je vis dans un congélateur-aéroport. Tout le monde s'en fout. Alors tant que ça durerea, je ferai sécher mon linge sur ma terrasse".

 

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Au fond, ce n'est pas ça la meilleure façon de respecter les vieux ??? En les traitant de vieux cons, sans faire de différence, comme on le ferait pour toute autre catégorie de la population ?????

27.10.2009

La plus heureuse

c'est bien elle.

Photo 035.jpg

26.10.2009

Note futile

J'achète des fringues.
Je ne suis pas acheteuse compulsive.
Mais j'achète souvent.
Pas forcément cher (Mica les bons tuyaux).

Je laisse la femme qui est en moi s'exprimer par ce biais. Et c'est déjà énoOOoorme ! Toujours des envies de talons, de jambes dévoilées ...

Donc, du gros gilet, parce que mon dernier vrai gilet noir chaud datait de mon premier rencard ! Soit il était très résistant, soit je n'ai pas été très précoce :). Etam m'a sauvée :

gilet etam.jpg

Etam again. Vente privée Etam. Je redeviens très Etam pour 2 raisons toutes nazes : 1- c'est dans la rue de la psy et donc j'y passe 4 fois par semaine ( 2 allers et 2 retours, faut pas déocnner hein, j'y vais pas 4 fois !) 2- je m'imagine sûrement qu'elle s'habille là parce que j'ai cru déceler 2-3 trucs chez elle venant de là, alors je suis dans une période adolescente d'identification. Donc me voilà levée à 6h15 pour trouver le temps de commander avant d'aller bosser. Première fois que je fais un truc pareil. Ben la modasse elle doit avoir la santé, ma bonne Lucette. Je voulais le maillot rouge avec 2 types de pois, vu sur Cécile Cassel en couv de Figaro Madame cet été.

dia_cecile8.jpg

Forcément, à 7h12 en 85 B (déjà ce n'est pas la bonne taille) il était déjà stok out. Dépitée, mais pas décidée à faire du top less ou du top hands (concept personnel consistant à ne pas avoir de haut mais à soutenir son sein gauche dans sa main droite et son sein droit dans la gauche. Possibilité de mettre les 2 dans la même main pour se recoiffer).
Rabattage sur 2 pulls et un ensemble lingerie pas bon marché du tout. Mais il m'en fallait un classe et juste semi-salope. Ben ouais, je vais pas faire voeu d'abstinence ad vitam eternam. Je suis juste prévoyante.

pull etam 1.jpg
pull etam 2.jpg
SG etam.jpg
shorty etam.jpg

Allez : on termine le flingage : envie de chaussures. Mes envies sont compliquées, mais bien identifiées : bottines noires à talons, pointues pour les pantalons. Besoin aussi de bottes basses, avec un talon carré pour être stable, et pas trop haut non plus, comme celles vues sur BellePlante. Arrivée par hasard chez Chaussland. Enfin, hasard modéré, faut pas déconner, mes pieds m'y ont bien emmenée. Je tombe sur tout plein de merdes. MAis des vraies. Genre talons aiguilles vernies en vinyl-synthético-synthétique. Et puis André me fait un petit clin d'oeil ... et voila ce que je me retrouve à acheter. C'est cher, mais ça peut aller avec des pantalons, donc ça devra faire office pour les 2 paires recherchées. Et pour les pantalons nécessitant des pointues ... ben je mettrai mes trouées :)

Photo 038.jpg

Edit d'aujourd'hui parce que la note elle a été tappée hier en fait : j'ai enlevé les étiquettes et donc je les garde ... je fais souvent ça : je me trimballe chez moi avec mes nouvelles fringues et des étiquettes qui pendouillent et quand je suis vraiment convaincue, je les coupe. Rendons grâce à Dieu qui ne m'a jamais laissée sortir toute étiquetée ...

 

25.10.2009

Une grande fille à Eurodisney

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Ces derniers temps, j'ai eu envie de prendre un peu de plaisir et de m'amuser. J'ai donc décidé de pénétrer au pays de Mickey. Enfin Minnie plutôt. Non, je ne vire pas ma cuti, je voulais juste rendre hommage à cette trop souvent oubliée Minnie.
Me voilà donc après avoir acheté l'ogjet du désir sur internet, aux portes du paradis, un sourire un peu niais et plein d'espoirs jamais avoués sur les lèvres. Je commence d'abord par errer dans les dédales d'Eurodisney. C'est l'occasion de faire connaissance avec Minnie. Assez rapidement, au sein de son parc particulier, elle m'a montré toute l'étendue de ses possibilités et m'a emmenée au septième ciel. Je l'aime Minnie. Depuis Minnie, je la vois souvent. Plusieurs fois par jour parfois. Et parfois non aussi. Parce qu'on ne peut pas passer son temps à s'amuser. Mince à la fin !!!

 

Si vous avez plus de 18 ans, le ministère de la libération des femmes vous invite à relire ce texte en remplaçant le mot de Minnie par celui de Meany :).
Un Meany c'est ça :

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Et je peux vous dire que je ne regrette pas mon achat. Meany, il est jamais en panne, et il sait y faire. Il m'a été conseillé par la très au point ... J'allais la citer, mais après tout, elle se citera toute seule si elle veut. J'avais déjà pris des rencardements ici avant. Par contre, mes amies de la vraie vie, elle ne veulent pas en parler. Soit elles considèrent, comme MéliMélo que nous ne sommes pas amies depuis assez longtemps pour aborber ceci. Soit elles considèrent qu'on est amies depuis trop longtemps et me disent de garder ceci pour ma psy... genre je suis une clara morgan. Ca fait un drôle d'effet de se voir considérée comme une actrice de films avec des dames avec des gorges profondes.

Sinon, je vous conseille l'achat de piles AAA rechargeables avec Meany :) Moi je dis ça, je dis rien.

 

 

 
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