10.02.2010
Blues du mardi soir
Cette année j'ai demandé mon lundi parce que je ne voulais plus du blues du dimanche qui commence dès le matin et ne te quitte que vers 18h au mieux quand tu sais que tu es fin prêt pour le lendemain. Sauf que dans la majorité des cas, et a fortiori quand tu es célibataire et pas toujours overbooké, ben tu ne l'es jamais prêt. Du coup c'est déprime toute la sainte journée.
Du coup, ce blues me prend à la veille de ma rentrée de chaque semaine, le mardi soir (on n'est pas là pour commenter le fait que je ne travaille ni le lundi ni le mardi. Pour les mauvaises langues et les non fonctionnaires, j'étais au bahut hier et aujourd'hui).
Sauf que depuis quelques semaines, je le sens s'amplifier. Je ne me sens jamais prête, ni dans mes cours, ni dans mes corvées, ni surtout, dans ma tête. C'est compliqué de reprendre quand tout le monde est déjà dans le bain, et presque en WE pour certains. Mais le soucis n'est pas là. C'est le stress occasionné par ma profession qui me file ce coup de blues je crois. Le tout saupoudré d'un peu de lassitude peut-être.
Comme je l'avais déjà évoquée, la question de la reconversion professionnelle est posée. Juste posée. Il n'est pas temps d'y répondre. Juste ne pas se voiler la face et ne pas dire que je ferai ce métier toute ma vie sans même m'être demandée si c'était bien ce que je voulais.
Et puis chez la dame je suis plus agitée que jamais. Plus mauvaise fille que jamais.
Trouver l'équilibre entre ne pas avoir de coups de fil trop fréquents, juste parce que ça me saoule ces coups de fil (ne pas décrocher éventuellement). Et ne pas laisser trop de temps non plus entre 2 appels parce que je culpabilise.
Mais la cause de cette culpabilité est confuse dans ma petite tête. La psy le voit comme une forme d'attachement à mes parents, le désir de ne pas leur faire de mal. Moi je la vois comme présente et inhérente à ma morale de petite bourgeoise à la conscience judéo-chrétienne formatée. Je ne la laisse pas m'envahir cette culpabilité parce qu'elle me fait mal, et non pas parce que sa cause me fait mal. Pas facile à expliciter. Normal "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément".
J'ai eu pas loin de 10 min de rab !! Incroyable. Peut-être que la banane mûre qu'elle avait mangée avant mon RV l'a survitaminée (effet banania). Ou peut-être que c'était un dédommagement pour avoir attendu si longtemps avec un méga relou en salle d'attente. Après avoir voulu savoir si je n'avais pas trop froid, pour qui j'attendais, si c'était un ou une psy, il a fallu que je lui réponde si je portais des bas sous mon pantalon pour me protéger du froid !
Des rêves en pagaille. Des rêves symboliques et moches. Très moches.
Je rêve que ma proviseure m'appelle par mon prénom. Ma mère me dénomme par la ville où j'habite, symbolisme symbolisme (heureusement que je n'habite pas à Moncul, sinon ça donnerait du "Moncul répond" !!!).
Ensuite, je secoue violemment ma mère ne la tenant par les épaules. Puis je la poignarde à l'arme blanche. Son visage n'est pas visible mais entouré d'un linge blanc très moulant. Du sang commence à perler au-dessus de ce qui devrait être l'oreille droite. Et là je pars à vélo dans la ville où habitent mes parents, avec une copine, pour m'échapper, mais je serai rattrappée.
Ceci me ramène à un rêve récurrent. Je suis chez eux et suite à une dispute je pars. Ils essayent de me rattraper. Alors je cours de toutes mes forces. Et à bien choisir aux différentes intersections le chemin, j'arrive à leur échapper. Je passe toujours par le stade situé près de leur domicile. J'y escalade les grilles que j'escaladais petite. J'atterris près de la décharge ou je me déleste de certains poids. Puis je poursuis. Y'a de nombreux obstacles sur mon chemin. Et c'est toujours très vallonnée. Mais jamais de descentes. Que le souvenir des montées.
Le chemin de croix qui me permettra de me libérer. Il n'y a en général pas de fins à ces rêves. Pour le moment.
Une dernière idée soulevée par la psy. encore un chouia trop précoce pour moi. A méditer et à voir si je l'intègre ou pas (j'aime bien quand elle fait ça). L'idée que peut-être avec mes parents la situation restera ce qu'elle est. Et que c'est peut-être ceci que je devrais accepter plutôt que de m'escrimer à construire une relation classique avec eux. Ceci me déculpabiliserait et me libererait. Et du coup, les choses évolueraient peut-être d'elles mêmes.
Beaucoup de peut-être. Et de fatigue.
Un chat ça fuit aussi. Surtout quand ça vient de se brûler les papattes sur une plaque toute chaude. On dit bien chaude comme une chatte :) (Et oui, passée une certaine heure, le raffinement n'a plus sa place en ce bas-monde !)
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07.02.2010
Petits plaisirs du quotidiens
Ceci aurait pu être la thématique de mon WE.
Rien d'exceptionnel, mais un bon WE.
Vendredi soir : fin de soirée avec Mette. Elle m'accompagne le lendemain matin, donc elle a dormi chez moi.
Samedi matin : obligation professionnelle, journée de solidarité. Rattrapage du lundi de pentecôte. Mais je ne travaille pas le lundi de pentecôte. Tant pis. Je n'y ai même pas pensé j'avoue. Je n'aime pas ce genre de raisonnement de toute façon. Moment plutôt agréable, contact différent avec les élèves.
Samedi après-midi : passage chez Picard. Petits plaisirs culinaires. Sieste. Réinscription à la bibli municipale. Petit plaisir de lecture. Quelques journaux, 2 DVD. Leurs DVD sont intellos et ce sont des classiques. Je me dis que c'est l'occas d'amorcer la culture cinématographique que je n'ai pas du tout. Et c'est peut-être la garantie d'éliminer les navets ... du type Toujours puceau à 30 ans ou autre Camping ou Bigard au stade de France. Amis de JP Pernaut, passez votre chemin !
Soirée DVD. La vie des autres. Primé à Cannes. A priori le genre de films trop intellectuels pour moi. De l'espionnage et un film allemand. Très bonne surprise. J'ai adoré. Bonne intrigue, originale (à mon sens). D'excellents acteurs. Un milieu et une époque que je ne connaissais pas du tout. Contente de ne pas avoir perdu mon temps et d'avoir passé une bonne soirée.
Dimanche matin : plaisir de cuisiner. Un crumble framboises-banane-chocolat blanc. Une tuerie !
Le midi : repas chez Sie, avec Mette. Très bon moment. Trop court. Bien trop court. Mette reprenait son train vers sa province d'adoption.
Fin d'après-midi tranquille entre surf, lecture et une nouvelle sieste.
Je commence à me poser pas mal de questions par rapport à une reconversion professionnelle.
J'en reparlerai. Quand je serai sponsorisée par l'onisep :)
Si tu veux crâner avec du crumble franboises-banane-chocolat blanc : ça peut paraître bizarre mais le choco blanc adoucit terriblement les framboises !
- tu coupes en tranches 1 ou 2 bananes (j'en ai mis 2, mais je trouve que la banane dominait un peu trop) dans ton plat
- tu remues avec des brisures de framboises Picard (400g environ) DECONGELEES !!
- tu ajoutes une plaquette de Galak 100g coupée en grossiers morceaux.
Vlà ta mixture de fruits terminée !!
Pour les miettes, tout le monde sait faire !!
Si c'est pas ton cas, un exemple :
- 180g de farine, 90 de beurre, 60 de sucre. Tu y plonges les mimines et tu émiettes.
- au four 180° le temps de lire son ELLE (25 min).
A déguster avec des copines, c'est meilleur.
Et puis, admirez le plat de dessous, c'est trop beau les tranches de bananes et les framboises. J'aurais dû prendre mes photos de dessous :(
23:45 Publié dans Ca a des humeurs une prof | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.02.2010
Mauvaise fille
Mica "Je n'ai pas aimé la séance de la fois dernière. J'avais la tête vide.
En même temps, là j'ai comme du brouillard dans ma tête.
Mercredi j'étais très bien habillée au lycée. Et j'ai eu pleins de compliments. BellePlante a fini par me dire en fin de journée qu'en fait j'étais très classe car habillée comme une adulte en somme.
Je n'ai pas aimé cette réflexion. Pas aimée car je ne veux pas complètement être une adulte. Une femme.
Une fois qu'on est une femme, c'est irréversible. On vieillit. On a laissé quelquechose derrière soi. Il faut l'avoir sacrément réussi ce qu'on laisse derrière car on ne peut pas revenir dessus.
Et en même temps je ne veux plus être une fille. Mais quelque chose me retient quand même.
Je me sens comme une fille (de) qui veut grandir. Se débarrasser de sa relation avec ses parents. Mais je ne veux pas être complètement une femme non plus.
Je n'aime pas qu'on me dise Madame dans les magasin, mais au lycée, je n'aime pas le mademoiselle qui me renvoie à ma situation. J'y veux du Madame. Et je rentre chez moi mettre mon antirides."
Psy "Je suis beaucoup plus vieille que vous, vous aller finir par me faire déprimer".
Mica "Mais vous ne pouvez pas dire ça. Vous êtes un pilier ... un pilier qui ne peut pas être touché par ça. Qui ne peut pas accorder d'importance au fait de mettre de l'antirides ou pas.
Je crois que c'était important pour moi d'avoir un psy femme. Et une psy pas plus jeune que moi. Un peu plus vieille. Mais juste un peu. Pas de l'âge de ma mère. Juste un peu plus vieille que moi. Mais là j'ai raté :)."
Psy "Faut pas exagérer non plus !"
Mica "En fait je ne sais pas ce que je veux. Mais c'est déjà un peu être la caractéristique des femmes que de ne pas savoir ce que l'on veut ...Non ?"
Psy "Oui !"
Psy "Et votre mère, en terme de féminité, elle vous a apporté quoi ?"
Mica "La réponse qui me vient immédiatement à l'esprit ... c'est ... le néant !"
Psy "Mais cette petite fille que vous avez du mal à quitter, elle a plein de qualités. Elle permet à ses parents de ne pas vieillir, elle est certaine d'être aimée par ses parents, et elle arrête le temps qui passe. Elle a beaucoup de poids sur elle."
Près de la fin de séance :
Mica "J'en ai marre. J'ai fait le tour du sujet. Enfin, je n'ai plus rien à dire plutôt."
Psy "Et ça vous énerve ?"
Mica "Oui. Parce que avoir fait le tour d'un sujet quand on a trouvé des réponses à ses questions ou des solutions à ses problèmes, ce n'est pas si dérangeant. Mais quand on a tout dit et que le problème n'a pas avancé, là c'est énervant".
Psy "Ca prend du temps de devenir une femme. Comme le disait Simone de Beauvoir, on ne nait pas femme, on le devient. C'est peut-être un peu de temps qu'il vous manque."
Mica "Mais on a déjà eu exactement la même conversation où vous aviez cité la même auteur ! Et moi je disais la même chose"
Psy "Non, vos propos étaient différents"
Mica "De toute façon, je n'aurai jamais accès à vos notes ..."
Mica "Je m'en fiche d'être une mauvaise fille. Ca ne me fait ni chaud ni froid de ne pas appeler mes parents. De ne pas avoir de leurs nouvelles pendant des semaines. Pourtant, Dieu sait que je suis perfectionniste dans de nombreux domaines de ma vie. Mais là ... non. Juste non."
Psy "Il faudra travailler sur ce que représente cette mauvaise fille. Pourquoi vous ne voulez pas la quitter".
Psy "On en reste là pour aujourd'hui".
22:27 Publié dans Ca voit un psy une prof | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.02.2010
Quèquechifres
Pas de vraies phrases aujourd'hui, juste ceci pour vous donner un apercu de mon WE :
- vitesse 5 du nouveau batteur élctrique lancée pour les blancs en neige d'un tiramisu framboises
- 30 copies de devoir commun de 2nde corrigées
- 37 mouchoirs utilisés pour cause de rhube
- 7€ dépensés dans une robe d'été Billabong soldée à ... 80%
- 10€ pour 2 soutifs et 1 string chez Etam lingerie
- une prise de conscience un peu glauque en réalisant que le 80A, en terme de taille de bonnet suffit alors que le 85A baille. Car oui : ceci a beau être du A, le bonnet n'a pas tout à fait la même taille en 80 et 85. Prochaine étape, rayon ado de carrouf pour trouver du AA ...
- 17€ dans le magasin voisin de ma résidence pour un petit cadeau pour C. chez qui j'ai passé la soirée. Je n'aurais jamais pensé aimer les commerces de proximité. Et bien si !! C'est pratique, convivial et ... charmant.
- 350 000 mots prononcés chez C. De 19h30 à 1h00. Non stop. Nous ne nous étions pas vue depuis 2 ans. Peut-être un projet de vac au ski :)
- 28 ans sans monter sur des skis
- 3 minutes de panique
- 1 sourire jusqu'aux 2 oreilles
- 7,7€ : montant qui s'affiche au péage et à payer en CB après m'être laissée entraînée par ce boulet de TomTom sur un tronçon d'autoroute de 10 km à tout casser à 1h12 du mat
- 1 "PUTAIN D'ENCULES DE LEUR MERE" hurlé à 1h24 du mat' dimanche
- 450 éternuments
- à nouveau 30 copies de devoir commun de 2nde corrigées
- 3 albums écoutés sur Deezer en corrigeant : Féfé, le dernier Muse et Charlie Winston. Rien de bien original, mais pas mal pas mal tout ça.
- 312 croquettes mangées par Mimounette qui ne se laisse pas abattre par ce froid cosmique
- 17 pages de la thèse de Mette lues et corrigées
- 74 pages de la thèse de Mette non lues et non corrigées
- 28 copies de TS en cours de correction.
- 10,25/20 à un élève qui n'a jamais eu la moyenne depuis 1,5 an
- 1 nez tout rouge et tout irrité
- 2 yeux de lapin albinos cernés
- 3 soupes descendues
- 2 recettes ratées avec du céleri branche
- 1 reste de céleri branche râté pour cause de non application du proverbe "jamais 2 sans 3"
14:14 Publié dans Ca a des humeurs une prof | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
30.01.2010
Hello Kitty c'est mon amie
vlà sur quoi sur surfe maintenant.
Je l'ai installée au lycée ausi. Histoire de voir la vie en rose !
Trop facile à mettre en place avec MOzilla Firefox 3.6.

Tant qu'on est dans la geekerie :
Cet été, je plafonnais à une cinquantaine de visiteurs par jour. J'ai passé la centaines à l'automne. Et ce mois-ci, je vais dépasser les 160 !
Alors, oui, c'est dérisoire pour certains, mais pas pour moi :).
Et quant tu passes par là, c'est parce que tu as mis ceci dans google :
Mots clefs recherchés dans les moteurs
| Mots-clefs | Pourcentage |
|---|---|
| anne laure seguin | 38.46% |
| anne laure séguin | 11.54% |
| micahuète | 7.69% |
| anne-laure seguin | 3.85% |
| anne-laure séguin | 3.85% |
| biscotte mulotte | 3.85% |
| burnout lycée | 3.85% |
| c- | 3.85% |
| grosse fesse mature | 3.85% |
| le modame | 3.85% |
| lettres de biscotte mulotte | 3.85% |
| photos fesses de marie ange nardi | 3.85% |
| une rose la prof | 3.85% |
| vestimentairement | 3.85% |
Je retourne à mes corrections ... parce que je ne vis pas encore de mon activité de blogueuse ...
Vos blogs vous rapportent quelquechose au fait ??? Comment ça marche ces histoires de gens payés pour leurs blogs au fait ?
11:06 Publié dans C'est un peu une geekette une prof | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.01.2010
Des souris et du foutage de gueule !
En arrivant, tard, je lui demande si je peux "ne pas m'allonger". Ben on s'était mal comprise.s Enfin surtout moi. Elle ne veut pas que je reste vraiment assise. Sinon ça perdrait tout son sens. Du coup, je préfère m'allonger franchement. C'est un miracle, me connaissant, qu'après un râteau pareil je ne me sois pas fermée comme une huître.
Je lui parle de Sale pute. Mon élève qui m'avait traitée de sale pute, mais que par raccourci, du coup, j'appelle sale pute. Elle est revenue ramper pour me demander mes cours en fichier info. Quand on sait le temps passé à faire des cours, et l'usage malhonnête qui pourrait en être fait, on peut comprendre qu'on hésite à donner ses cours. Ceci m'a permis de remémorrer ce que le proviseur de l'époque m'avait dit quand ceci m'est arrivé : la longueur de mes jupes était, selon lui, responsable, de cette dénommination. J'étais alors partie de son bureau. La fuite.
J'ai fui devant MelleM et MC.
J'ai fui de chez mes parents il y a quelques semaines suite à une dispute.
J'ai fui de la salle des profs il y a quelques jours parce que suite à une conversation avec le Normand, je n'avais pas réussi à le faire changer d'avis.
Je rêve beaucoup de souris en ce moment. J'ai raconté un vraiment sale rêve où je n'arrivais pas à cloisonner Mimounette, sa souris rapportée et moi dans mon appart. Les portes ne fermaient pas, les moufles que je portaient handicapaient, les animaux ne se laissaient pas enfermer. C'était cauchemardesque. Et à un moment, une souris plus grosse mange la petite de souris. Là, la voix derrière moi elle m'éxplique que la grosse bête mange la petite bête. Je de mande naïvement, pour confirmation si c'est bien moi la grosse bête dans l'histoire avec sale pute ? Oui, j'avais bien compris, je viens de me faire traiter de grosse bête. Ca vaut bien la béquille dont je l'ai affulbée la fois précédente !
Ces souris, ce sont les émotions qui me submergent et contre lesquelles je ne peux rien. Et dont il faut se protéger. ELles m'envahissent et prennent le desus. Je les vois monter. Et les moufles elles sont méga pratiques pour s'en protéger.
Ensuite, je ne sais même plus comment, mais l'agressivité que je dégage est venue sur le tapis. Agressivité qui ne s'exprime que sur ce p***** de divan. Parce que je passe plutôt pour quelqu'un de calme et posé dans la vraie vie, je crois (sauf au taff peut être ou c'est parfois panique à bord). Et là, je me suis entendue dire que j'étais comme un bébé qui n'arrive pas à trouver les mots et qui n'a comme seul moyen de s'exprimer que l'agitation inlassable, pendant 3/4 d'heure de son collier. J'ai protesté : les mots je les ai. Dans ce cas, arrêtez d'agiter votre collier ... Non pas possible. Ce qui est fort dérangeant, c'est que les idées, elles ne sont pas dans ma tête. Parfois, je les ai, formulées en tête et je choisis de ne pas les dire, ou je mets du temps à les dire. Là, je ne vois même pas. Mierda.
Et avec mes parents, je n'ai jamais commencé à vider mon sac. Comment commencer ? Pourquoi ? J'ai peur de blesser l'autre. Et les idées, tout simplement n'arrivent pas à sortir. La seule issue restante : la fuite. Et là je pars. La boucle est bouclée. La fuite. Retour à la case initiale comme souvent lors d'une séance. Je trouve ça très drôle en général.
Comme elle était en forme, la dame, elle m'a fait remarquer que j'étais habillée tout en gris souris ... En tenue de damouflage en somme. Pour tromper l'ennemi que j'ai rétorqué ! Et dire que je la paye pour sortir des conneries pareilles ...
2ème séance consécutive que j'ai une réflexion de fin de séance sur mes frusques. Faut être honnête, j'aime bien, mais quand même. Si j'en ai une troisième, je vais finir pas croire que c'est un contre transfert et que je les provoque ces réactions !
00:13 Publié dans Ca voit un psy une prof | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2010
Juste (quelqu'un de) bien
Un samedi pas extraordinaire, pas de miracle, pas de catastrophe.
Un train de banlieue râté. Quand même à l'heure pour accompagner des élèves en visite dans une prépa d'un lycée parisien prestigieux à une journée portes ouvertes. Moment assez enrichissant. Ce fut l'occasion de me réinterroger sur le choix que j'avais fait de ne pas y aller. Aucun regret. Je me rappelle de l'argument que j'avais donné à mes parents : je veux avoir le temps de passer mon permis. En même temps, j'étais assez lucide : il m'a quand même fallu 55 heures de conduite !!! Hallucinant !!
Ensuite, je m'enfuis pour m'engoufrer chez Naf-Naf. Je crois que je me suis faite choper par mes élèves qui trainaient dans la rue à ce moment là. Mais je ne me suis pas retournée, pas envie de vérifier ! Nada. Je poursuis dans une grande librairie. 3 ouvrages de psychologie, mais sans prétention. Donc potentiellement intéressants. J'ai évité le "La psychologie pour les nuls". C'est pas trop ce que je cherche ça !
Petite sièste pour éponger le déficit de la nuit.
Atelier cuisine. Crumble de courge. Recette chez elle (qui est fort sympathique à lire tant que vous y êtes). Pas mal du tout cette petite affaire. Cependant, les morceaux de courge de 0,965 kg, quand tu es célib, ça te permet d'avoir un crumble de courge pour 2 semaines. Le problème, c'est que la courge, ça écoeure un peu quand même. Va falloir faire intervenir le congélo dans cette affaire.
Je blogue actuellement en mangeant ceci :
Ce sont les meilleurs gâteaux secs du monde. Et dieu sait que j'en ai testé des gaaAAaateaux. J'aime à peu près tout. Sauf les Chamonix. Je vomis les Chamonix par les trous de nez. C'est infect ce truc orange baigné dans un jus sucré collant. POUAH !
Un samedi pas extraordinaire, pas de miracle, pas de catastrophe. Mais je me sens bien. Juste bien. Pourvu que ça dure !
Vous méritez bien le meilleur de ma séance d'hier :
J'ai demandé l'autorisation de m'asseoir, parce que ça devient vraiment plus possible allongée. Je lui ai répété ce que j'avais déjà dit : rester de dos parce que je ne veux pas repasser en face à face, mais assise. J'ai son autorisation. Ben du coup, forcément, ça m'a passé mon envie ! Elle se marre. Enfin je crois que je vais tenter quand même à la prochaine séance, en m'asseyant. Et puis je pourrais peut-être gigoter un peu plus et changer de position. Je n'arrive pas à savoir si c'est une résistance ou juste que tout le monde n'est pas forcément plus à l'aise allongé. A voir.
En partant, elle m'a fait remarquer que j'avais "Fragile" de marqué sur mon T-Shirt. Occasion de me demander si je le suis. J'ai soufflé et éludé la question. Pas possible d'y répondre par oui ou par non. J'aurais dû la calmer en lui demandant si quand elle laisse dépasser "Petit démon" d'un de ses Tshirts c'est qu'elle a planqué son trident sous son divan ????????
00:06 Publié dans Ca a des humeurs une prof | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.01.2010
En mode "j'me la pète"
Semaine de bac blanc.
On surveille un peu, on corrige un peu, mais surtout, on jacasse beaucoup et on drague à mort.
C'est comme des vacances au lycée les bacs blancs.
Hier, j'avoue, j'ai bu du petit lait (métaphore sexuelle dégoutante mais assumée en filigrane).
Déjà, le petit nouveau, vous vous rappelez, celui sur lequel je m'étais jetée comme le choléra sur le bas clergé, il était au taquet.
Il m'a dit que j'étais très élégante ! Compliment auquel j'ai répondu en lui expliquant que la prochaine fois que je le trouverai bien habillé je lui retournerai le compliment, mais que là ce n'était pas le cas ! (sans déc, il avait son menu de la semaine sur un pull, certes bleu marine, mais quand même !). Ensuite, j'ai mangé en face du Normand (et avec le Ptit nouveau pas loin). C'est un des (nombreux) ex de MelleM avec qui nous nous cherchons un peu depuis septembre, pour se rassurer l'un l'autre, sans envie frénétique de concrétiser ni d'un côté ni de l'autre. Depuis le matin, on se cherchait à propos d'une occasion professionnelle où nous pouvions nous voir pendant le WE. Moi j'y vais, lui fait sa princesse pour des raisons vaseuses et finalement ne viendra pas. Ca me gonfle parce que 1- ben y'aura personne d'autre pour rigoler lors de cet évènement, et 2- ce bouffon, il aurait dû sauter sur l'occasion (pas sur moi, enfin pas tout de suite) de passer du temps avec moi. Donc son attitude m'incite à un certain recul ! Et puis ce que j'aime bien dans cette relation, c'est justement le détachement dont je peux faire preuve. Je n'en suis même pas malade qu'il ne vienne pas :).
Bon poursuivons, mercredi aprèm, je surveille la classe que nous avons en commun avec le Normand et le ptit nouveau sur l'épreuve de la matière enseignée par le ptit nouveau. Je distribue les sujets, j'ai le Normand qui passe dans la salle et qui trainasse juste derrière moi ! Un vrai pot de glue celui-là !
Ensuite, je me fais remplacer par un autre collègue homme qui passait dans le couloir le temps d'aller ... je ne sais même plus ce que j'ai fait ..
Ptit nouveau vient voir ses poulains composer ... et la pouliche accessoirement. Il me propose de m'apporter un café (pas payé hein, gratos à dispo dans une salle voisine, mais quand même). J'accèpte volontiers. Il revient avec et me demande si je veux du sucre ... étant en mode princesse ... ben j'ai accepté, il est reparti me chercher la touillette et le susucre ! Discussion dans l'embrasure de la porte, pour faire genre on ne gène pas les élèves, mais en fait on doit les gêner quand même, mais on s'en tamponne le coquillard !
Ensuite, comme j'ai ramassé les cartes d'identité des moufflets et qu'ils ont à peu près 12 ans dessus, ben je les lui montre et on se paye leur tête devant eux, avec un minimum de discrétion, mais ça les fait moyen rire !
Il est revenu à peu près toutes les heures, et à chaque fois on a bien parlé avec Ptit nouveau, coincés dans l'embrasure de la porte. Je prenais soin de me metre hors de la salle, hors de vue des élèves et de le laisser face à eux. N'aime pas trop être épiée quand je suis en mode "pécho". C'est fou comme c'est plus facile quand y'a plus d'enjeu ! Enfin, je le trouve bien gentil quand même (il m'a donc proposé 3 fois du café !), mais il est vraiment trop stressé de la vie. Sujet qui me permet de le mettre en boîte à peu près ... toutes les 2 min !
Esuite, un autre collègue est venu (toujours un homme), le 4ème donc !
Et enfin, le PP de la classe pour me transmettre un message !
Bon score Micahuète quand même ! 5 collègues différents dans la salle en 4 heures dont un qui est repassé 4 fois et qui m'a servi le kawa !
OK j'ai rien de concrêt et je suis loin de conclure, mais c'est ce que je veux : de quoi me rassurer et rien de sérieux avec eux parce que ça sentirait plutôt le plan foireux qu'autre chose ! J'ai besoin de testo dans ma vie. Les oestrogènes me sortent par les yeux.
Je vais être tout à fait honnête. Ma petite veste Kookaï y est pour beaucoup !
Et puis en 4 ans de bacs blancs, ben c'est la première fois que ma salle est the place to be, mais quand même :), je ne suis pas peu fière !
23:22 Publié dans Ca professe une prof | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.01.2010
LA séance la plus difficile
J'allais bien en arrivant. Pour une fois, le bruit de fond mélancolique tant présent à l'adolescence avait disparu. La loose se poursuit (j'ai fait tomber un autre tableau ce matin, plus petit, mais un tableau quand même), mais ceci n'entame pas le moral, plutôt bon, et ceci indépendamment de la présence ou non d'un homme dans ma tête.
Ne sachant pas du coup de quoi parler, ben j'ai recherché les points noirs dans ma tête.
Y'en a un qui est venu assez facilment.
J'accepte totalment mon corps SAUF en présence de mes parents. Impossible.
La jupe, aussi courte soit elle, pour des raisons climatiques, ça passe, mais le haut : c'est impossible.
Ca a commencé avec des réflexions à une période où l'on est très très sensible quant à son image. Une période de transition.
Deux réflexions de ma mère. Il y a 17 ans environ. Elles résonnent toujours dans ma tête comme si c'était hier. J'ai mis à peu près 30 minutes à les sortir, allongée que j'étais. A les formuler. J'avais peur de son regard à la psy. Je ne pensais pas que l'on pouvait, que JE pouvais avoir autant de difficultés à prononcer des mots. C'est, d'après la psy, parce que je revis les affects ressentis à ce moment là.
Les 2 verrous étaient posés. Ils ont verrouillés mon corps.
S'en sont suivis des stratagèmes des plus perfides (je suis très douée pour ce genre de camouflage et maquillages) pour cacher les transformations de mon corps. Je vous passe les salopettes et autres justaucoprs.
Je me rappelle du début de cette souffrance. Et puis j'ai cherché quand ça s'est terminé. Ben c'est pas terminé en fait. Je triche toujours avec mes parents. Impossible de faire autrement.
Elle me demande comment je me sens en fin de séance. Je suis épuisée. Physiquement. Je ne m'aime pas et me suis trouvée inintéressante. Elle a entendu la difficulté de sortir ce que j'avais à dire.
Il me semble qu'il faut parfois aller bien pour avoir la force d'aller puiser dans les bas-fonds. Et Dieu sait que je n'ai pas fini de l'explorer cette vase.
Et puis, une séance où on n'a pas ri est une séance perdue :) :
J'angoisse pour l'après thérapie. Comment décrocher ?? Quand arrêter, comment se sevrer ?
... Vous fournissez des patchs, dites ???????
Je ne vous explique même pas le temps passé pour écrire cette note.
Commentaires fermés parce que le sujet est trop sensible, je l'ai évoqué avec la psy, raconté ici pour poursuivre la libération, mais je ne souhaite pas m'exposer à vos REGARDS. Sans rancune !
00:26 Publié dans Ca voit un psy une prof | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2010
Vraiment belles
22:22 Publié dans C'est une fille une prof | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.01.2010
Ce soir, c'est le grand soir !!!!!!!!
Je suis épilée, je sens bon.
Ca fait plusieurs soirs que ceci devait arriver, mais pour des questions d'emplois du temps ceci ne s'était pas passé ......
L'usage de ta souris et de ta tête te permettront de lire la suite ....
Ce soir, c'est décidé, je nettoie le moisi de mon plafond avec des cotons imbibés de javel parce que si je ne le fais pas avec rigueur toutes les 2 semaines, je ne pourrais plus ravoir mon plafond un jour et je paierai très très cher quand je partirai et je ne pourrai plus m'acheter des tas de fringues.
19:29 Publié dans Ca loose une prof | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Suis une grosse bouffonne
Je devais envoyer un doc pro à MelleM ce WE.
J'ai pas eu le temps, mais ça j'expliquerai pourquoi plus tard.
Dimanche soir, 22h, grosse culpabilite. Je la maile pour la prévenir que je n'ai pas oublié et que je la remaile le lendemain matin.
Ce matin, je flippe ma mère, me dépèche, me stresse ... à cause de ce p***** de mail.
Et je relis 15 fois le travail que j'ai à faire, pour être sûre qu'il est assez bien, pour devancer ses critiques qui vont pleuvoir dans la journée.
Vive la confiance en soi !!! Moi j'vous l'dit !!!
J'ai encore du chemin !

Ca nous ne rajeunit pas tout ca !
17:54 Publié dans Ca a des humeurs une prof | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












































