25.11.2009

C'est juste le mois de novembre

Comme le dirait une copine, c'est juste le mois de novembre.

Après tout, même si ce n'est pas forcément très agréable à lire, mon objectif principal ici reste d'avoir une liberté totale quant à mes propos (même si je l'ai déjà un peu perdue en nouant des contacts avec certains lecteurs, virtuels ou non).
Etatsd'âme donc sans concessions aucunes.

En plus, la psy, elle agonise toujours à moitié. Les contacts en ce moment se limitent à des fixations suivies d'annulations de RV au téléphone. Putain, mais qu'elle le prenne son tamiflu, j'ai besoin d'elle moi !

Ouverture des vannes, âme sensible, barre-toi !

Je pleure à peu près tous les jours. Parfois je sais pourquoi, parfois non.
La solitude me pèse, un truc de dingue. Alors ça donne des choses pas très gaies. Du type combien de jours mettrait-"on" à me trouver si je mourrais ? Qui y aurait-il à mon enterrement ? Mes parents penseraient-ils à prévenir mes vrais amis ?
Je m'ennuie. Terriblement dans ma vie.
Les nuits sont chargées de rêves lourds. Lourds de sens et de significations mêmes pas cachées.
Je crêve d'envie d'avoir la grippe. Etre malade du corps pour oublier les maux d'en haut.
Le rythme si découpé des semaines n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît.
Le chat se lèche sa cicatrice à s'en faire saigner ... mais le pansement qu'elle a depuis 3 semaines lui bousille la peau. Les pattes m'en tombent ! Je fais quoi avec cette bestiole à qui je tiens si fort que sa disparition me rendra ridicule auprès de beaucoup.

Mettre ces jérémiades noir sur blanc couûe. Cher. Ceci implique de reconnaitre sa souffrance. Implique d'accepter de se regarder le nombril et donc de s'accorder de l'importance, alors que vous l'aurez compris, on je ne m'aime pas trop.

pluie.jpg

23.11.2009

Les lettres de Biscotte Mulotte

Coup de cafard hier matin. Difficile de mettre un sens sur sa vie parfois.

J'ai mis à peu près 3 heures à prendre le téléphone pour appeler mes parents et décider d'aller manger chez eux le soir. Mais décemment, là je ne pouvais plus me défiler.

Le soir avant de partir, je me trouve moche et grosse. Je mets beaucoup de temps à me préparer pour être à la hauteur de leurs espérences. C'est compliqué de rentrer dans un costume de petite fille.

En fin de compte, la soirée se passe bien. Je passe presque un bon moment. L'accident de mon père cet été leur en a fichu un coup. Je n'avais pas (voulu) mesuré(r) cela.

Je suis retournée me plonger dans mes livres d'enfance et d'adolescence pour en rapatrier chez moi. Je manque cruellement de livres. C'est beau un livre. Et ça tient chaud.

Je retrouve Les lettres de Biscotte Mulotte.

biscotte_mulotte_180x600.jpg

Une dédicace à l'intérieur :

Ma mère :
Le ....... 1989, pour tes 8 ans ! juste avant de partir en Italie.

Mon père :
Le rayon de soleil du père ! Un petite radieuse ! (surnom de ma mère) heureuse ! Un père aussi !


Je n'aurais pas cru trouver ce genre de dédicace.

Forcément vu les choses que je remue en ce moment, ceci fait éccho.
La culpabilité ressurgit au galop, la salope.
Cependant, chose impensable auparavant, je rentre chez moi avec plus la patate qu'en arrivant et en me disant que je ne profite pas assez de cet amour mis à ma disposition. Et que même si ce n'est pas forcément l'amour que je souhaiterais, je pourrais être un peu moins exigeante et accepter ce que l'on me donne.

 

J'ai aussi retrouvé d'autres sources de passions actuelles (mais pas les bonnes photos sur le net, la suite viendra plus tard) :

timothee.gif

 


Micahuète-Biscotte.

21.11.2009

vdm

Mardi :

- panique à bord. Travail non terminé pour lendemain.

- RV avec la responsable croix-rouge de ma commune. Après un long entretien, elle m'oriente plutôt vers le secourisme. Il me faudrait passer tous les diplômes avant. Je ne sais pas si j'aurais le courage. Je ne le sens plus si bien que ça cette histoire de bénévolat. Pourquoi ma motivation s'étiole-t-elle?

- RV psy. Ça se finit ainsi : "Il doit quand même falloir les aimer beaucoup vos parents pour avoir si peur de perdre leur amour". "Je n'arrive pas à adhérer à cette phrase".
Fixation des prochains RV :
Psy : ça vous va vendredi 17h00 et mardi 18h20 ?
Mica : oui ... puisque vous me l'avez déjà dit la dernière fois
Psy : ah ... et pour la semaine d'après blablabla autres RV. Enfin, je vous le redirai sûrmeent, mais vous ne m'en voudrez pas.
Mica : non, mais je m'abstiendrai de vous le faire remarquer une 2ème fois... en même temps, vous aurez sûrement oublié que je vous l'ai déjà dit une fois !
Psy : on va terminer sur cette histoire de fous !

 

Mercredi :

- des cours des cours

- le soir : encore ces fichus nouveaux programmes à finir. Trop d'applications mathématiques. Je ne maîtrise pas mon sujet.

- après 3 semaines, j'enlève enfin son pansement à Mimounette. En à peu près 3 secondes elle s'est toute léché la cicatrice, toute grattée et saigne de partout ! 3ème pansement mis en urgence. Je peux faire aide-véto, c'est bon, je gère : la tête du chat coincée entre les jambes, les pattes arrière immobilisées d'une main, l'autre qui saucissonne le dit-chat.

- je passe la nuit dans un supermarché du vêtement, type Gémo, avec Mette et sa mère, et aussi la mienne je crois. Je suis au rayon femme, mais plutôt que de la parcourir, comme on et à l'entrée du magasin, je tourne dans l'autre sens, attaque par le rayon homme, puis enfant, et je ferai le rayon femme après ! Et après je me retrouve à traîner dans l'appart de MelleM. Et allez, on interprète dans la joie et la bonne humeur au réveil.

 

Jeudi :

- j'arrive en salle des profs, 8h05 : Josiane, proviseure, est là pour raconter que la veille un élève s'est fait étrangler par un autre "pour jouer", est tombé dans les pommes, est tombé tout court, s'est cassé les 2 dents de devant, est parti à l'hopital.

- je me fais alpaguer par Josiane : "Melle Micahuète, il faudra vraiment que je vous vois". Imaginez ma tête , et celle des collègues à côté. Flipage interne intense. J'ai 7 ans. Je la rattrape dans le couloir, et lui demande ce qu'il se passe. J'ai 5 ans. Et là ... je ne comprends pas ce qui me tombe dessus. On me reproche l'affichage d'un document en salle des profs sur le panneau destiné à l'affichage administratif. Il s'agit d'un compte rendu de réunion rédigé par la liste des représentants du personnel dont je fais partie. J'avais effectivement tapé ce document pendant la réunion, mais un autre co-listier l'a finalisé et affiché. Je suis en train de me faire souffler dans les bronches sans pouvoir dire un mot. J'ai 4 ans. Je n'ai pas balancé que ce n'était pas moi qui l'avait affiché. De toute façon, à un moment donné, tu attends que ça passe et puis voilà. Pouah.

- MelleM s'y met : pour une sombre histoire de réunon à laquelle elle doit assister au lycée, toujours dans le cadre des représentants du personnel. Elle estime qu'elle se fait avoir dans l'histoire. J'attends que ça se passe. C'est pas la même passivité qu'avec Josiane. Seulement, elle a décidé de se lâcher, et ben qu'elle fasse. Mon mépris se manifeste par mon silence je crois.

- 17h45 : fin des cours, les CRS quadrillent les différentes entrées du lycée et les rues environnantes, une bagarre, une de plus, entre bandes rivales. Des élèves qui courent pour quitter le lycée ... Le quotidien d'un lycée de banlieue ...

- Enfin couchée. Un sms arrive. Je crois à une blague :"chers patients, ayant la grippe tous les RV de vendredi sont annulés. Je vous recontacterai ultérieurement. Mme la psy". Ça fait très bizarre de recevoir des sms de son psy. Et puis la tournure "chers patients" est étonnante aussi. Sentiment de malaise. Et puis on fait quoi dans ce cas là ?? On répond ? parce que bon, il est envoyé avec un n° de portable qui doit être perso ... mais l'autre tél que j'ai est un fixe et j'ai carrément pas envie de l'avoir au tél ...

 

Vendredi :

- 40 min pour me lever ... je tourne à 5 habituellement les mauvais jours. J'ai cauchemardé toute la nuit. De la psy forcément, vu qu'elle avait occupé mes dernières pensées. J'avais une séance dans une longue bâtisse type maison de campagne. On repassait en face à face. Mais la séance était interrompue moult fois, et à chaque fois, des informations de sa vie privée m'explosaient à la figure alors que je ne voulais pas savoir. Comme sa fille de 13 ans qui passe par là et monte à l'étage de la maison (qui se révèle donc être sa propre maison). Un de mes élève attend dans la salle d'attente. Certaines parties de l'entretien se déroulent devant d'autres patients. Je la vois en plein jour et elle a des cheveux blancs. Je crois que j'apprends quelque chose sur son mari et sa profession. Et en fait, tout ceci m'énerve, je veux pourvoir me concentrer sur moi, et pas sur sa vie privée qui suinte de partout. Je pense que ceci fait référence à la façon dont j'ai vécu le sms. Ensuite (oui, c'est long une nuit), Melle M m'explique qu'elle n'a pas de temps le WE, entre la bibliothèque, la lecture, un peu de travail, ses sorties et son COUPLE. Et elle enchaîne avec un air mielleux en me demandant ou en est ma vie amoureuse. Ça se passe juste de commentaires je crois.

- pas de vidéoproj, câble disparu, des collègues n'ayant pas prévenu qu'ils prennent une salle se l'attribuent ...

- en TPE je fais 5 choses à la fois : finir ma clémentine, faire fondre de la gélose dans un micro-ondes, faire calculer une concentration à un groupe, aller faire chercher un livre au CDI à d'autres et corriger des protocoles sur les mauvaises herbes.

- 40 min pour trouver 5 élèves du bahut répartis dans 3 classes car pas moyen de trouver un emploi du temps à jour. Réorganisation totale du planning de fin de semaine prochaine car ce sera l'Aïd. Pas l'Aïd de fin de Ramadan, hein, confondez pas tout, non l'Aïd fête du mouton. Me voilà à surfer sur le site du culte musulman pour savoir si l'Aïd tombe vendredi ou samedi.

- On me rapporte les propos de Josiane à une réunion qui a vanté le travail que j'accomplis avec certains élève en difficultés ... Tiens donc !

- Josiane profite d'un de mes passages dans son bureau pour me dire que la veille elle a été un peu brusque ... tu m'étonnes John !!

- les cours de l'aprèm me paraissent bien long. Je suis désagréable avec les élèves. Je ne m'aime pas enseignant comme cela.

- je trouve sur l'ordi portable que j'avais utilisé en cours le matin même le porte clefs de ma clé USB, mais plus la clef. Après reconstitution des évènements, de quels collègues sont passés dans la salle, de ce qu'il a bien pu advenirde ma clef, le bilan est très clair : je ne la retrouverai sans doute jamais. Tous mes cours peuvent tomber entre les mains de n'importe qui, tous mes contrôles et tous mes corrigés aussi. Au risque de paraître désagréable : je doute que l'abruti qui ait fait ceci arrive à s'en servir, et je doute que, si c'est un élève, il arrive à s'en servir pour vraiment progresser sans que je m'aperçoive de la supercherie.

- je smesse la psy. Creusage de cerveau : être juste la + banale possible ? conserver mon ton habituel sans tomber dans la familiarité ... compliqué .... Au final, ça donne ceci : "Message bien reçu. En vous souhaitant un prompt rétablissement pour ne pas être malade une 3ème fois ! Micahuète".

- il est 19h34. Je n'ai pas diné. Je m'endors, juste pour ne plus penser. En espérant être malade, pour moins penser. Mais c'est râté, mon système immunitaire est d'un force à toute épreuve.

 

J'ai la grosse grosse :

patate.jpg

15.11.2009

J.

Il avait 52 ans.
Il aimait sa famille, la montagne et la vie.

le massif du mont blanc.jpg

12.11.2009

Chacun ses amis

Mimounette se console au chaud à la maison et y termine sa convalescence.

Je précise qu'elle ne pose même pas pour cette photo. Elle est juste mignonne au naturel.
Je me demande de qui elle tient ça :)

Photo 062.jpg

11.11.2009

Soeur Maricahuète

Hier, après un peu plus d'un an de réflexion , j'ai été pousser la porte d'un grand organisme d'entraide.
A un moment donné, tu te dis que t'acheter des fringues, faire de la fimo et lire des blogs ne t'épanouit pas à hauteur de ce que tu espères. Et que juste s'occuper de sa pomme, ben peut-être que ça ne suffit pas.

Prise de contact, uniquement, hier  au niveau de la seule structure tenue par ce grand organisme dans ma ville : une épicerie sociale.
Ben déjà, c'est méga glauque. J'ai beau habiter dans une ville de gros richards globalement vieux et riches y'a des quartiers moins top même si la taxe d'habitation elle te coûte un bras et entame bien le second. Et l'épicerie en sous-sol d'une des résidences, ben j'y traînerais pas tard le soir ... Et ensuite, les bénévoles, ils sont vieux et te parlent vraiment tout tout près du visage. Et moi j'ai horreur de ça.
J'y retourne la semaine prochaine pour l'épicerie. Et peut-être que j'aurai le droit de faire la quête : tu sais quand tu vas raquer les gens qui ont un caddie plein à ras-bords pour qu'ils te filent un paquet de pâtes et que tu les fais culpabiliser à mort s'ils ne te donnent rien :). J'espère aussi avoir une tenue de combat avec du orange fluo dedans. Parce que avec ça, on identifie tout de suite ton implication. Faut vraiment avoir une âme de bénévole pour porter un truc aussi moche.

Du coup, comme je suis d'une grande modestie, j'en ai parlé à 2-3 personnes.

 

Enoncé : Micahuète a raconté son ébauche d'engagement dans le bénévolat à 3 personnes. Voici les réactions obtenues. Associez chacune des réponses aux bons protagonistes. Argumentation sommaire mais rigoureuse attendue. Temps imparti : 10 min.

Les réactions :

a- Ah ben très bien ! mais tu sais, c'est normal qu'il t'ait fallu du temps, c'est pas facile de se confronter à la misère.

b- Tu n'aurais pas pu le dire tout de suite, après l'histoire que je viens de te raconter où je n'ai fait que de me plaindre de 2 gogolles qui m'ont agressée ... je me sens un peu mal ...

c- C'est MelleM (meilleure amie psy et qui s'occupe du cathé des petits) qui t'a donné une idée pareille ???? sous-entendu qu'une idée pareille, je ne peux pas l'avoir de moi-même ...

 

Les réagissants :

a- Micahuète's mother

b- MéliMélo amie prof du lycée de Mica (et amie du quotidien en ce moment)

c- BellePlante amie prof du lycée de Mica (pas du quotidien parce qu'elle a beaucoup d'amis, beaucoup confiance en elle, un mec et une vie overbookée).

adriana.jpg

NB : je ne suis pas allée tout de suite frapper à la porte de la caserne la plus proche de chez moi, parce que ce qui motive cet investissement, c'est quand même bien d'aider son prochain... même si derrière, il y a aussi l'envie de voir de nouvelles têtes, l'objectif je veux me tapper du pompier était quand même un peu trop clair.

 

09.11.2009

Une fille, un sac

Photo 044.jpg

- une trousse mouton
- un portable en 2 morceaux parce que c'est plus chic
- 2 pomm'potes et des gâteaux
- un faux Ipod parce que la pomme elle est déjà assez grosse sans ma contribution
- un agenda pour ne pas oublier de ne pas aller travailler le WE
- des mouchoirs parce que j'ai la phobie de la morve et que je veux être parée pour quand les larmes jailliront
- une trousse à maquillage
- un crayon Minnie qui s'allume quand t'écris. Ca fait parler les gens
- du vernis transparent parce que mon collant de vendredi il se filait sans arrêt
- des chewing-gums : si un homme se présente et veux m'embrasser, je ne peux pas me payer le luxe d'avoir mauvaise haleine
- du produit pour les lentilles
- tant que nous sommes dans l'oculaire : des lunettes de soleil normales, des correctrices et des non solaires correctrices
- des clefs ... parce qu'il y a souvent des portes : de maison, de voiture ou de salles de classe
- de l'inutile indispensable : portefeuille, papiers voiture et chéquier
- un marque-page Pucca
- une bague Swatch.

Certains objets sont des constantes, d'autres des variables. Un certain turn-over existe. Je prends le temps de le ranger 2 fois par semaine, dans une salle d'attente. C'est un peu une métaphore de la vie un sac de fille, quand on est pas trop regardant sur la qualité de la métaphore.

08.11.2009

Macarons ronds ronds

A nouveau envie d'occuper les mains pour occuper l'esprit.
Envie de rester des heures plongée dans mon ouvrage.
La fimo est ressortie de son carton.
J'y ai passé l'après-midi et j'étais drôlement bien.
Comme quand j'étais petite et que, tellement passionnée par mon jeu, mon puzzle ou mon dessin, on devait m'appeler pour manger.
J'aimais ça, être tellement passionnée qu'on en oublie de manger.

Alors j'ai fait quelque chose qui se mange :


Photo 046.jpg

Je me suis inspirée de ceci et cela.

Reste plus qu'à vernir et monter.

Photo 053.jpg

07.11.2009

S'est fait écrire dessus avec une bombe de peinture

Mon très cher Saint a décidé de me repeindre. Flattée de tant d'attention, touchée par cette délicate attention, je ne peux que répondre (j'ai surtout peur qu'il me casse la trombine !)


Pour ce qui est des règles, ça donne donc ça :

1. Remercier celui qui te l’a donné;
2. Copier l’award;
3. Le poster sur son blog;
4. Dire sept choses que tes lecteurs ne savent pas sur toi;
5. Mettre les liens de sept blogueurs;
6. Les prévenir qu’ils ont gagné un award à leur tour.


1- Quand j'étais petite et que j'avais fini de manger, mon père me "bouchonnait" : il me frottait très fort partout pour que je ne trimballe pas les miettes de mon repas partout dans la maison.

2- J'aime bien manger les aliments composés de couches par couche pour prendre conscience du goût de chacune : les BN, les napolitains, parfois les tartes, les lasagnes. Mais je me soigne.

3- Je suis une frappée du lavage de dents. Donc au bahut, j'ai une brosse à dents et après chaque goûter ou repas de midi, je me lave les dents et parfois, comme la porte du labo est toujours ouverte, je me fais gauler. A la maison pareil. Je me susi déjà brossée les dents sur une plage.

4- Je suis actellementa accro au Spider Solitaire et parfois je m'enchaîne 15 parties d'affilée au lieu de préparer mes cours. Je ne joue qu'au niveau 4 couleurs, même si depuis cet été j'ai gagné à peu près 3 parties et perdu toutes les autres. Mais je suis trop fière pour accepter de jouer aux niveaux inférieurs.

5- Je mets toujours des chausettes de tennis même dans mes chaussures les + chics parce qu'au moins on n'a pas mal aux pieds. Sauf qu'une fois je me suis retrouvée à aller à une soirée dans un grand appart parisien où il est d'usage de se déchausser et de mettre une des paires de chaussons invités. Je me suis retrouvée en leggings un peu court, collants couleur Bernadette dessous et chaussettes de footballeurs. Y'avait tout plein de collègues qui ont tout raconté à tout le monde le lundi matin.

6- Je peux passer une heure accroupie dans une rivière, les mains dans l'eau claire à mâter des cailloux. Parce que c'est quand même palpitant de voir tous ces cailloux provenant de l'érosion de la chaîne de montagne en amont et fruits de millions d'années d'action d'agents érodants !

7- Je n'ai jamais fumé la moindre taffe de quoi que ce soit, mais je suis incapable d'arrêter de me ronger les ongles définitivement. Je tiens 2 semaines au max. Une fois, mon père m'a payée 10€ par ongle pour que j'arrête. A part se faire avoir, il n'a pas gagné grand chose dans cette affaire !


Mes victimes sont : Virgibri, M*, Hermione, le CPE. Et puis c'est tout. Mais si tu passes par là et que tu veux t'autotaguer, ben profite !



06.11.2009

Une psy, des blogs, des blogs de psy !

Elle n'a pas mourru de la grippe A, je ne suis pas morte de peur après la rentrée.
Séance du vendredi soir qui te flingue toute private life et qui te fait une excuse pour éviter une chapka-vodka party parce que de toute façon en faisant du 6h30- 19h45, ben à part un survet et un lit, t'as pas d'envies.

Quand j'étais en 1ère et Term, je tenais un journal intime ou je consignais tout ce qu'il se passait en cours de SVT parce que j'adorais trop mon prof et qu'il n'y avait à peu près que ça dans ma vie. Et là, en fait, ben je commence à faire pareil avec la psy (la psy = psychologie, psychanalyse et ma psy ici !) ! Inquiétant. En même temps, je ne me force pas à raconter les séances, ça vient comme ça. Quand j'en ai envie, je le fais, sinon, ben tu peux te brosser martine !

Je lis des blogs de psy que je lui dis à la psy.
Ah ouais, ça existe des blogs de psy ???
Petite question innocente ! Genre elle ne le savait pas. Mais elle me prend pour une te-bé la bouffonne (ça c'est l'effet rentrée sur mon niveau de langage ...).
Ca fait 5 ans que ça dure cette histoire bloguesque. D'abord les blogs de profs et puis ceux de célibattantes. Et puis ceux de psy. Depuis les blogs sont devenus un moyen de rechercher l'empathie des autres. J'en ai sûrement manqué d'empathie. C'est d'ailleurs un mot que je refuse. Je ne sais pas l'écrire, je ne connais pas vraiment son sens. Il me paraît trop compliqué. Et aussi un moyen de vérifier ma normalité.
Mais qu'est-ce que je cherche avec les blogs de psy ? (hormis le blog de ma psy) Je ne m'identifie pas. Je crois que je cherche à voir l'autre côté de la relation. Ce qu'elle pourrait éprouver dans un contre-transfert.
Question où j'aurais bien abbatu un joker que je n'ai pas eu : et vous le voyez comment le contre transfert ?
Euh ... tu veux vraiment que je me mette toute nue là ...
Mica : Ben en fait, je m'imagine qu'il n'y en a pas de contre-transfert.
La psy : Vous pensez que je vous suis indifférente ????
Mica : je vous idéalise sûrement. J'imagine que dans un cas parfait il n'y a pas de contre-transfert. Donc j'imagine qu'il n'y en a pas. Sinon j'espère, en toute modestie, être votre patiente préférée et je ne cherche pas à attirer votre attention comme j'ai pu le faire à l'adolescence, mais je veux juste ne pas passer pour une frappée.
C'est ma grande angoisse ça : être aimée et ne pas être frappée. En fait je conçois toutes mes relations sur ce mode là.
Et ça va même plus loin. Je ne veux pas juste être aimée, je veux être la préférée. Peut-être pour ça que je suis une pro des relations amicales un peu exclusives quand même.

Ah oui, sinon. Quand j'étais ado, je fantasmais à mort sur mon prof de bio. Je m'imaginais qu'à 28 ans, je vivrais avec lui et qu'on aurait un appart commun. MC, il avait 28 ans, il était prof de bio. Il avait tout plein d'autres points communs avec ce prof. Je crois qu'en fait j'ai réalisé mon fantasme avec lui. Tu m'étonnes que j'ai douillé comme une gue-din ! Note pour la suite : ne jamais réaliser ses fantasmes. C'est comme le beurre : 30 min de plaisir et 30 ans (sur les hanches) dans tes mouchoirs.
Et maintenant que je n'ai plus de fantasme, je fais quoi moi ???

Une psychothérapie psychanalitique :)


cinderella wedding sofa.jpg

04.11.2009

Blues de pré-rentrée

Je crois que je l'ai :

bourdon.1204704284.jpg

 

Grave. Mais alors grave de chez grave.

Virgibri, version spéciale pour toi :

bourdon bébé.jpg
Bonne rentrée quand même à tous.

N'a peur, n'a marre

Journée avec une liste bien détaillée. A chaque activité temrinée, le droit jouissif de stabiloter la ligne.
Sont déjà cribouillés de stabilo :
- loyer
- aller chercher chéquier
- courses (hier)
- finir de corriger les DST TS
- interro TS à corriger
- footing
- prendre RV avec la mère d'une bouffonne qui m'a déjà posé 2 lapins et qui m'a raccroché au nez ce matin
- impôts à payer

Restent à faire :
- corriger une interro 2nde (ce qui présuppose de finir le corrigé et de le printer en 25 exemplaires at home. Fortunately, 4 exemplaires rentrent sur une page)
- régler mes histoires d'heures supp et faire le lien entre celles déclarées, validées par l'administration et mes fiches de paye.

Ça me saoûle particulièrement. Surtout aller faire la comptable et régler les heures supp. C'est le genre de merde qu'on met à peu près 6 mois à faire.

J'ai peur aussi.
Peur de retrouver mes casseroles. Mes 2 casseroles.
Peur de retrouver mes encombrants. Mes 2 encombrants.
Ces 2 casseroles encombrantes que je traîne au lycée.
J'étais tellement appaisée de ne pas les avoir vues pendant 10 jours.
Pas vraiment de satisfaction de retourner bosser. Pas cette petite excitation cachée derrière la peur.
Juste la peur qui prend toute la place dans mon dedans.

Pour courronner le tout, hier, alors que je faisais la queue à carrouf (l'activité palpitante qui ramène le plus subtile des cerveaux à une réalité bien terre à terre), et que je venais de finir la lecture du pauvre journal de caisse. Oui, je fais comme mes élèves, je fais des phrases si longues que tu t'aperçois pas que tu la finis pas, mais ça fait genre.
Donc dans la queue, j'écoute mes messages. Y'a que là que je capte, je rappelle à mon distingué lectorat que je vis dans un bunker. Un appel lundi à 18h25. J'étais chez moi, et si vous avez suivi, vous comprenez que je n'ai pas décroché :

"Melle Micahuète, c'est la psy, je suis malade, je ne pourrais assurer la consultation mardi. On se revoit blabla ... Merci beaucoup. Au revoir ". Le tout avec une voix digne de Dark Vador dans son dernier râle pour bien montrer qu'elle ne fait pas genre, qu'elle agonise vraiment.

Du coup, moi je suis psychorigide et j'avais prévu psy dans mon planning et je ne supporte pas qu'on modifie mon planning, ça me stresse. Et comme je suis dans une période où j'ai peur, ben SI JE SUIS STRESSEE ET EN PLUS QUE J'AI PEUR, C'EST LA PAAAAAAANIQUE A BORD !!!

Donc, j'ai passé beaucoup de temps à lire des blogs de psy et à cogiter. Je ne pousserai pas la prétention jusqu'à dire que j'ai fait ma séance moi-même, mais en toute modestie, je dirai juste : j'ai axé mon dialogue intérieur sur l'avancement de ma psychanalyse ...

 

Et parce que je ne suis pas qu'une femme accomplie extrèmement intelligente, mais que j'ai aussi un corps de rêve, voici pour vous : (par contre, ben je ne sais ni nettoyer mon miroir ni prendre des photos !)

Photo 045.jpg

Les 2 objets tant convoités remplissent bien leur mission !

Comme quoi, avec LaRedoute, t'as plus de doute et tu te shootes à l'écoute du coûte que coûte sans déroute ma louloute !

 
compteur